Economique et Social : Mon programme "Centriste" pour 2017

Publié le par Bestfriend

Economique et Social : Mon programme "Centriste" pour 2017

Rien ne serait pire que l'élection d'Alain Juppé en 2017. Ce serait ni plus ni moins la poursuite de la politique de François Hollande qui progressivement corrige les dérives gauchistes des premiers mois de son quinquennat. Des dérives qui ont totalement planté le pays et l'ont empêché de rebondir économiquement en 2013 comme cela s'est passé pour pratiquement tous nos voisins (voir graphique), où pour beaucoup le plein emploi est progressivement revenu.

Il est nécessaire que la France connaisse une rupture presque totale par rapport à la politique économique et sociale menée depuis des années, exception faite de la présidence de Nicolas Sarkozy où de vraies réformes allant dans le bon sens,ont été menées, même si elles n'ont pas été assez loin et n'ont pu en raison d'une crise économique mondiale profonde, porter leurs fruits.

L'un des torts d'ailleurs de Nicolas Sarkozy et de l'ensemble de la droite est de considérer qu'ils ne sont pas allés assez loin dans l'éradication des 35 h, dans la suppression de l'ISF, dans les économies budgétaires entre 2007-2012. Je pense que ce n'est pas sur ce point qu'ils ont eu le "petit bras", mais sur la réforme d'un Etat totalement hypertrophié, ruineux, inefficace et qui devient aussi peu à peu liberticide. Cette réforme n'est pas spécialement "faire plus à droite" car pour être acceptée et soutenue par le peuple, elle doit d'abord toucher le haut du mille-feuille étatique avant de prétendre réduire le nombre d'infirmiers ou de professeurs. En clair raboter tous les privilèges devenus inacceptables des élus (y compris d'anciens Présidents de la République) avec notamment ces cumuls de retraites qui font qu'un Jean-Marc Ayrault pourra espérer toucher plus de 32 000 € par moins en additionnant tous ses droits, mais aussi supprimer tous les machins étatiques inutiles comme le CESE, les observatoires Théodule, revoir totalement le fonctionnement du CSM (qui a failli dans le contrôle du fonctionnement de la Justice), du CSA, d'un Sénat plus coûteux que celui des USA, et peut-être comme le suggèrent Nicolas Sarkozy et Bruno Lemaire, réduire le nombre de députés.

C'est uniquement à ces conditions que pourront être acceptés les efforts demandés aux autres fonctionnaires et aux régimes spéciaux, sur le calcul de leur retraites, sur les jours de carence pour qu'il y ait une remise à plat totale des droits entre salariés du public et du privé; c'est uniquement après des économies conséquentes au sommet de l'Etat que l'on pourra faire accepter aux français la baisse du nombre de fonctionnaires et parfois des prestations. même si on pourra bien rapidement d'attaquer aux sureffectifs sur certains ministères, comme celui de l'Economie où malgré l'informatique et internet, pratiquement aucun gain de productivité et de masse salariale n'a été observé depuis 30 ans.

Les français ne doivent pas non plus subir les conséquences d'un allègement des structures de la puissance publique, bien au contraire. Je souhaite par exemple une privatisation de 80% de l'audio-visuel public devra être suivie d'une baisse substantielle , voire d'une suppression de la redevance audiovisuelle. Rappelons que celle-ci a augmenté plus vite que le prix des autoroutes privés tant décriées, ce qui n'a pas empêché les déficits de s'accumuler, et la qualité des programmes baisser, avec parfois des atteintes graves au pluralisme démocratique. Même évolution pour la SNCF en pleine déroute qui doit sans doute se contenter de mettre à disposition d'entreprises privées en concurrence, les outils permettant le transport de voyageurs et de fret (situation apocalyptique qui fait qu'on envoie des milliers de camions sur les routes par défaillance de l'offre du fret-SNCF).

Donc, pour résumer, il y a un triptyque incontournable pour pouvoir réformer le pays. 1. Un choc institutionnel pour alléger le haut du sommet de l'Etat et surtout qu'il donne l'exemple alors qu'il a fait tout le contraire en matière de dépense publique,par les cumuls de retraites indécents, les nominations de complaisance, les dépenses sans contrôle y compris durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy (dossier des sondages). 2. L'annulation de tous les privilèges des fonctionnaires, si ce n'est l'emploi garanti; alignement des retraites, réduction dès congès, mais aussi annulation de tous les régimes spéciaux qui ne sera pas possible si les gros privilèges n'ont pas été supprimés avant. Dans le même temps, un désengagement de l'Etat de bien des domaines où il a failli : L'Audiovisuel, les transports, la Sécurité Sociale, le Logement sans pour autant tout laisser au marché qui a ses propres insuffisances, mais davantage par l'incitation que par un contrôle digne des siècles passés 3. Compétitivité du secteur privé, avec certainement des efforts à demander,mais dans le principe une défiscalisation du travail pour engager le pays dans une baisse structurelle du chômage. Ce triptyque pourrait convenir à des personnes de sensibilité politiques très diverses; il n'est pas spécialement "de droite", mais me semble la méthode indispensable d'une réforme vraiment effective et sans blocage.

En tant que centriste (sur le plan économique et social),je ne souhaite pas que la priorité soit la baisse de la fiscalité pour les plus hauts revenus et patrimoines mais l'amélioration du fonctionnement du tissus économique. Il faut surtout s'attacher à simplifier les systèmes en place et supprimer éventuellement ceux qui génèrent des effets pervers (calcul de la base de l'ISF, successions). La priorité des priorités pour faire repartir l'économie est la défiscalisation du travail, c'est à dire tout le contraire de ce qui a été fait depuis 40 ans. Oui, Monsieur Mitterrand, on a tout essayé en matière de chômage, oui, tout essayé pour le faire monter puisque les ouvriers les plus modestes ont vu leur masse salariale taxée à travers une Sécu néo-soviétique pour financer le train de vie des fonctionnaires et des assistés. Les allègements de charges doivent être massifs et sans conditions car tout cela tend à complexifier le système et à favoriser le travail au noir.Comme l'a proposé Frédéric Lefebvre, la Sécu et les systèmes de redistribution doivent tendre vers une dotation universelle par foyer car le système actuel est ubuesque, kafkaïen, d'un coût de gestion faramineux (50 milliards de coût de gestion pour la Sécu,bien plus que ne coûterait une gestion par des assurances privées), permet une fraude considérable et provoque de nombreuses inégalités.

Voilà les grandes lignes de ce qu'il me semble souhaitable pour résoudre les principaux maux de la France et comme je n'ai pas le talent nécessaire pour aller beaucoup plus loin que ces propositions, j'espère simplement qu'elles pourront intéresser certaines des personnalités influentes qui me suivent sur Twitter.

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corrector 24/07/2016 11:43

Le salaire des profs n'est pas énorme comparé à leur boulot ingrat et dangereux, et le niveau d'excellence idiot (agreg) demandé à des profs qui ne verront pas une classe prépa de leur vie.

Je ne propose pas d'augmenter le salaire, mais de rendre le travail moins idiot et moins ingrat. Pour cela, il faut changer l'école du tout au tout.

corrector 20/07/2016 23:49

"On ne peut pas dire que les concours de fonctionnaires sont boudés"

Là je viens d'apprendre qu'un prof de sciences nat va enseigner les maths, tellement on recrute trop facilement trop de profs de math. La pauvre n'aura qu'une leçon d'avance et aucune hauteur de vue. Bon, vu les nullités en face, ça ne fera pas une différence énorme.

Bestfriend 02/07/2016 16:22

On ne peut pas dire que les concours de fonctionnaires sont boudés.C'est plutôt le contraire avec en plus des gens surdiplômés, qui ont passé 5 ans en Fac qui passent des concours nécessitant à peine le BAC.C'est le syndrôme Besancenot; les types sont assurés de gagner 1500 € en début de carrière, 2000 à 2500€ à la fin sans avoir grand chose à f.... et en utilisant peanuts par rapport à leur enseignement qui a couté bien cher. Donc, ils utilisent leurs capacités davantage dans la contestation que dans leur travail. Un exemple parmi d'autres du mal français.
A coté de cela, La Poste opère un recours massif aux CDD.

Je ne veux pas punir les fonctionnaires mais il faut tout remettre à plat;ce sont bien eux qui se sont opposés à toute réforme depuis 30 ans. Il me semble clair qu'il est impossible de leur demander quelque chose tant que le haut de la hiérarchie et les politiques n'auront pas vu leurs avantages passés au Karcher.

corrector 06/07/2016 13:59

"On ne peut pas dire que les concours de fonctionnaires sont boudés"

Ce n'est pas ce qu'on peut lire pour le recrutement de profs dans certaines académies.

corrector 02/07/2016 18:13

Qui a eu l'idée d'envoyer des agrégés en collège ZEP pour faire de la garderie à des cas souvent pathologique? (dont certains ont leur place en HP et je n'invente rien, je connais des exemples précis d'ailleurs dans ces établissement les infirmiers psychiatriques viennent chercher parfois un prof en plein cours ou un élève) Dans des établissements où le principal annonce aux profs qu'ils ne sont pas là pour apprendre des trucs aux élèves... ce n'est pas racontable mais c'est vrai. Mes infos sont de première main.

Et après on s'étonne que des profs dépriment... De toute façon je pense qu'il faut privatiser complètement tout ça. Les profs seront recrutés selon des besoins de compétences et non des concours au niveau délirant par rapport aux tâches à effectuer.

Sinon c'est comme si on ne prenait QUE des concertistes ayant gagné un concours international pour enseigner la gamme de Do au piano : à un moment il faut arrêter le délire!

Mais n'oublions pas que c'est aussi parce que les profs ne respectent pas toujours les instructions que le niveau d'enseignement est resté relativement très bon (ou très peu catastrophique)! Je connais un prof de math qui me dit que tant que l'inspecteur n'est pas là il peut faire les trucs qui ont été retirés du programme : quand le chat n'est pas là les souris font vraiment des maths. Les programmes de math sont d'ailleurs un des endroits en France où on a vu passer un karcher (qui n'a pas attendu Nicolas Sarkozy).

Si toutes les réformes avaient été appliquées à la lettre je suis sûr que ce serait 10 fois pire.

Quant à la dernière réforme qui met en place l'interdisciplinarité, les profs font réunion sur réunion mais bien souvent ne comprennent pas ce qu'il faudra faire!

Enfin il y a le souci que les profs se prennent souvent pour des lampes torches de l'esprit critique (dont ils manquent très souvent, à un point difficile à décrire).

J'aurais envie de proposer de donner le choix aux fonctionnaires :
1) régime militaire assouplis : syndicalisation autorisée mais pas de politique (un syndicat de fonctionnaires qui prendrait position contre un candidat politique ou pour l'immigration serait dissous) et pourquoi pas des tribunaux militaires voire la loi martiale (un fonctionnaire qui est sur-protégé statutairement ne peut qu'être exemplaire)
2) une forme de privatisation du contrat de travail; au passage, le fonctionnaire gagne TOUTES les protections du salarié du privé.

corrector 29/06/2016 08:06

"y compris durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy (dossier des sondages)"

Mais plus fondamentalement, pourquoi cette manie des sondages? Des sondages pour quoi faire?

A-t-on besoin de cela pour gouverner? Les instituts ne peuvent-ils pas être manipulés et manipulateurs? Ne voit-on pas ce qu'on veut voire quand on pose une question?

Cela me fait penser à ça :

>

http://www.dailymotion.com/video/x648v2_debat-politique-les-inconnus_fun

corrector 02/07/2016 18:15

Note à moi-même :

Il ne faut pas mettre de signes inférieur à dans les messages, ça fait bugger.

corrector 20/06/2016 06:09

"L'annulation de tous les privilèges des fonctionnaires, si ce n'est l'emploi garanti"

En échange, est-ce que vous accordez aux fonctionnaires au moins la même "garantie" de l'emploi qu'un employé en CDI?

Un fonctionnaire peut être envoyé n'importe où en France, il ne peut RIEN dire. Pas un employé en CDI!

Une vérité qui n'est pas bonne à dire dans les cercles "libéraux" en peau de lapin.

S'attaquer aux fonctionnaires n'est pas libéral, c'est du jalousisme (une des composantes du socialisme). Il n'y a pas de recette cachée pour être prof. Ce n'est pas héréditaire. Il faut (en principe, certains pistonnés passent outre) et il suffit de passer les concours, ce qui veut dire sélection au mérite dans la plupart des matières (et peut être un peu politique dans une minorité de cas).

S'il n'y a pas plus de monde au portillon, c'est bien que l'offre n'est pas aussi géniale qu'on le dit.

Ceci dit, je suis pour la révolution complète de l'ednat. Surtout pas pour les punitions voulues par des "libéraux" détestant les profs.