Panama Papers : Chacun son paradis fiscal

Publié le par Bestfriend

Panama Papers : Chacun son paradis fiscal

La révélation sur les multiples sociétés offshore hébergées au Panama est une bonne chose. Une bonne partie de ces entités vise à dissimuler des profits, échapper à la fiscalité d'Etats parfois vertueux, également à recycler de l'argent issu de la corruption et d'activités mafieuses. Après la crise de 2007-2009, les pays du G20 s'étaient engagés à mettre fin aux pratiques des paradis fiscaux. On a pu noter quelques avancées, certains pays comme la Suisse acceptant de lever partiellement le secret bancaire, d'autres de coopérer en cas de soupçons d'activités illégales, mais nous sommes effectivement loin du compte et des sommes considérables continuent d'échapper à toute fiscalité, tout contrôle aux 4 coins de la planète.

La dissimulation me semble inexcusable lorsqu'il s'agit de se soustraire à une fiscalité juste, loin d'être confiscatoire et qui permet à un Etat "modeste" (cf.Scandinavie) d'assurer ses missions régaliennes, d'intervenir modérément dans l'économie, de redistribuer dans des proportions raisonnable et sans entretenir au passage une petite caste de soviets.

Car dans le cas français, cela me semble bien plus discutable. Je n'ai ni revenu, ni patrimoine considérable et ne guère rançonné par le Fisc (notre foyer paie 3500 €/an d'IR pour 45 k€ de revenu imposable). Encore, que je trouve presque digne d'un racket le prélèvement obligatoire chaque année de la redevance audiovisuelle, soit 136 € (à comparer avec le coût à peine supérieur d'un bouquet numérique de 150 chaines), pour financer des chaines télés ou des radios contrôlées par la gauche et l'extrême-gauche, et qui diffusent une propagande souvent insultante envers ceux qui pensent différemment, et dont les "usagers" n'entendrons jamais parler d'un Laurent Obertone ou d'un Majid Oukacha. Je n'exclus donc pas de me sentir encore plus spolié si jamais mes revenus atteignaient un niveau qui m'expose à un taux d'imposition de l'IR proche de 50%, ou si mon patrimoine m'exposait à l'ISF. Tout cela pour financer un Etat hypertrophié, inefficace,mais aussi ruineux et liberticide (Ex de la magistrature dont 30% des membres votent pour un syndicat soutenant la dictature cubaine ou le Hamas, et n'ont aucune compte à rendre vu qu'ils ont noyauté un CSM inopérant).

Que dire surtout de l'imposture de ces médias français qui font leur choux gras des révélations des "Panama Papers" et oublient certaines réalités : L'audiovisuel public vit donc d'une redevance qui rapporte 2,5 milliards d'€ par an, a le droit de concurrencer le privé sur la publicité, et voit ses déficits régulièrement épongés par l'Etat, soit un coût de 4 milliards par an. La presse papier ne paie que 2,3% de TVA, et depuis l'affaire Médiapart, ce taux hyper-préférentiel est appliqué aux sites d'information en ligne. Canal + continue aussi toujours de bénéficier d'une TVA réduite de 7%. A cela s'ajoutent des subventions considérables, mais aussi pour l'audiovisuel, les dommages créés par leur personnel intermittent pour les finances de la Sécurité Sociale (1 milliard d'€). Enfin,rappelons que les journalistes bénéficient toujours du privilège d'un abattement fiscal de 10% supplémentaires qui fait baisser pratiquement de 30% le montant payé chaque année (en raison du calcul très progressif).

Les postures de cette clique, mettant au pilori untel ou untelle dont le nom apparaîtrait dans les documents révélés constituent donc une énorme imposture ! Ne sont-ils pas en France dans un paradis artificiel financé par l'argent pris dans la poche des autres, ces autres n'étant pas forcément des riches mais tout simplement ces salariés du privé qui pour 100 € de pouvoir d'achat coûtent à leur éventuel employeur plus de 230 € (ce chiffre étant pratiquement le plus élevé du monde). La France est donc devenue un enfer fiscal, et pas seulement pour les riches, tout ceci pour financer une petite caste de donneur de leçons, résidus des idéologies qui ont ensanglanté la planète ces 100 dernières années !!

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corrector 18/06/2016 18:08

Dans le genre comique TVA troupier, le "câble de ville", appelé improprement par Numericable "fibre", techniquement du FTTLA (Fiber to the last amplifier), bénéficie d'une TVA réduite parce que c'est un moyen de distribuer la TV qui est utilisé pour transporter aussi de l'IP (Internet Protocol), alors que l'ADSL, qui transporte de l'IP de la VoIP (la voix sur IP), et télévision sur IP, supporte le taux normal de TVA.

En revanche les chaines de TV en option sont bien en taux réduit.

La France a été rappelée à l'ordre pour non respect de règles européennes dont il semble évident qu'elles ont été écrite par une personne disons "spéciale" et qu'elles n'ont rigoureusement aucun sens.