Au revoir et merci, cher Monsieur Obama !

Publié le par Bestfriend

Je ne me suis jamais géné pour critiquer Barrack Obama et notamment en pleine Obamania au début de son 1er mandat quand il eut ces propos ineptes voire révisionnistes sur la colonisation islamique en Andalousie. De même, je pense qu'il bien souvent caressé tous les bienpensants dans le sens du poil avec des discours tout aussi crétins sur l'écologie, la Palestine, le dossier Taïwanais (qui me tient à coeur),

Mais lorsque j'entend toute notre Intelligentsia s'en prendre à lui en affirmant qu'il n'a pas tenu ses promesses de changer la politique américaine, de réformer la société en profondeur, cela m'amuse beaucoup. Abreuvés par des discours pompeux, tous ces marxistes refoulés s'attendaient à une sorte de grand soir pour les prétendus opprimés (en fait les leaders vénaux des opprimés) et n'ont pas eu leur compte.Tant mieux!

Dans son action, Barrack Obama a su mener une politique économique équilibrée avec une hausse modérée des impôts qui avec G.W.Bush étaient tombés à un niveau historiquement bas pour les plus fortunés(33% de taux maxi pour l'IR). Il a surtout pris de bonnes initiatives contre la fraude fiscale en forçant les Suisses à lever le secret bancaire pour les citoyens américains, et mis la pression également sur d'autres paradis fiscaux afin que l'on complique la vie à ceux qui fraude une fiscalité bien moins confiscatoire que celle qui sévit en France (IR et IS assez élevés mais prélèvements faibles sur les revenus financiers et le patrimoine).Pour le reste,il a laissé les dirigeants bénéficier d'un contexte favorable au business et a bien oeuvré avec la réservé fédérale pour maintenir des taux d'intérêts très bas.Le Dow Jones et le Nasdap ont battu des records (alors que chez nous,on est encore loin des 7000 points du CAC 40 atteints en 2001).

Ce pragmatisme en matière économique a donc permis aux USA de bien sortir de la crise économique avec un retour à des chiffres officiels de quasi-plein emploi, même si la réalité est parfois à nuancer. Avant même l'arrivée de Donald Trump, des industries ont été relocalisées et les entreprises américaines continuent d'assurer un leadership dans les secteurs clés de l'économie mondiale et notamment les nouvelles technologies. L'Obamacare a été un semi-échec mais quand on voit ce qu'est la sécurité sociale en France, on comprend qu'on ne peut pas mettre en place, ni faire accepter du jour au lendemain des prélèvements sociaux important pour assurer une couverture essentielle à la plus grande partie des salariés.Il faudra bien un jour que les américains les plus modestes puissent avoir une assurance qui ne les envoie pas dans la misère en cas dommage sérieux pour leur santé.

Reste que la présidence considérée comme "à gauche" n'a sans doute pas vu que l'économie redémarrait en laissant beaucoup d'américains au bord du chemin. La mondialisation profitant bien aux habitants des grands centres de décision, et mettant la pression sur les revenus des moins qualifiés, des métiers manuels ou des petits entrepreneurs.Cela explique en grande partie la victoire de Donald Trump avec toutefois plus de 2 millions de voix en moins que la très peu populaire Hillary Clinton.

Sur le plan international, j'ai pesté contre la naïveté d'Obama sur le dossier iranien car le Mollahs n'ont en rien fait évoluer leur épouvantable régime, sinon en nommant une marionnette islamiste modéré en la personne de Rohani, alors qu'il n'y a jamais eu autant de pendaisons, de répression des femmes refusant de porter le voile, des jeunes voulant parfois simplement se réunir chastement lors d'une soirée. A son crédit,on peut noter une moindre proximité avec le régime tout aussi détestable d'Arabie Saoudite, et donc une neutralité pertinente alors que l'antagonisme entre chiites et sunnites fait rage. Autre gros reproche que la signature de ces gigantesques impostures que sont les traités sur le climat, qui imposent des contraintes aux pays les plus avancés,mais nient le problème essentiel qu'est l'explosion démographique. On peut comme circonstance atténuante considérer qu'aucun membre de ce machin immonde qu'est devenu l'ONU n'a vraiment pris une voie différente.

Car pour le reste, la gestion des affaires internationales par l'administration Obama a été efficace.Les américains n'ont pas eu à déployer des moyens considérables, à payer un lourd tribu en vies humaines pour museler les talibans en Afghanistan, frapper les dirigeants d'Al Qaida partout où il se trouvent dans le monde, et surtout démolir des pans entiers de l'Etat Islamique et de ses alliés avec bien plus de constance que ne l'ont fait les russes (qui ont laissé Daech reprendre Palmyre) ou les européens. Les USA n'ont pas eu à subir d'attentat majeur puisque le plus meurtrier a été la tuerie d'Orlando et ses 53 victimes dans une boite gay, alors que la France a connu 2 attaques terroristes plus meurtrières, que l'explosion d'un avion civil russe ou de bombes en Turquie ont eu un bilan bien plus terrible.

Effectivement,si on compare le bilan de Barrack Obama à celui de François Hollande qui va bientôt quitter le pouvoir, il n'y a pas photo. L'un mérite la mention assez bien alors que l'autre presque le zéro pointé.Les 2 sont à peu près sur la même position de l'échiquier politique (centre-gauche), mais le premier s'est bien moins enfermé dans ses postures idéologiques et n'a jamais sacrifié l'intérêt du pays à celui de son camp ou de son clan, n'a pas dès son investiture craché sur celui qu'il venait de remplacer, alors qu'on se rappelle de la goujaterie dont François Hollande a fait preuve envers le couple Sarkozy, en arrivant à l'Elysée.

Alors que bien des commentateurs politiques français s'épanchent sur la victoire de Donald Trump qui les révulse, on peut constater que nos élites n'ont guère de leçon de démocratie à donner aux américains. Je viens de voir le nouveau POTUS conclure son investiture en demandant à ses partisans de se lever et d'applaudir Hillary Clinton, tout comme il avait loué la personnalité de Barrack Obama. Espérons que d'ici quelques mois, nous autres français montrerons que notre démocratie peut produire autre chose que des politiciens cyniques, bouffis de suffisance et éloignés des réalités. En attendant, c'est un "au revoir" plein de respect que j'adresse à Barrack Obama et à son épouse Michèle qui elle, encore davantage, a été exemplaire.

 

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Bestfriend 24/06/2017 22:49

Mon hommage n'est pas exempt de critique, tout comme pour Trump, je ne me laisse pas aller au bashing comme pas mal de brebis stupides.

corrector 23/06/2017 07:00

Obama a utilisé une théorie de complot (la Russie a piraté la démocratie) pour délégitimer son successeur. Il a saboté la sécurité du renseigner en permettant le partage d'information entre agences d'espionnage sans limite, la veille de son départ.

Les dommages laissés par Obama sont de plus en plus évidents chaque jour. Le FBI, la CIA, la Maison blanche... ont été infiltrés par des saboteurs qui se comportent en ennemis de Trump donc de l'Amérique. Trump doit littéralement se battre contre les agences de son propre pays. Il ne sait même pas sur qui il peut compter, son ministre de la Justice est complètement à la ramasse et se retire de l'enquête sur les soi-disant piratages russes, ce qui permet de nommer Mueller, ancien directeur du FBI (l'agence du pouvoir fasciste) grand copain du dernier directeur du FBI débarqué (enfin!!!!) par Trump, pour enquêter sur ... Trump!!!

On est en plein délire fasciste contre Trump.

Trump doit d'urgence virer tous ces débiles. Trump peut entrer dans l'Histoire comme un des plus grands héros de l'histoire américaine ou un looser comme Sarkozy, qui aura laissé passer une occasion historique, peut être la dernière, de sauver son pays.

Trump semble plus que jamais le dernier rempart de la civilisation.

corrector 18/02/2017 21:52

Obama, le premier président à avoir ostensiblement menti sur le pays où il est né, son enfance, ses compétentes (prof de droit constitutionnel, prétendument), a permis à l'Iran de continuer, lui a envoyé des milliards en espèces, une soi-disant "fake news" qui était vraie, a autorisé la persécution des opposants par le service des impôts, a continué et couvert l'espionnage généralisé des citoyens, n'a pas défendu la cryptographie contre les patrons de la police (FBI, procureur général français), a fait copain copain avec les géants du Web qui mettent en avant les sites gocho et persécutent les sites plus conservateurs avec l'approbation implicite des autorités anti-monopoles, et finalement on s'aperçoit que Obama a miné l'administration USA comme ISIS piège les territoires perdus avec des mines anti-personnelles ou Saddam quand il a mis le feu aux puits de pétrole.

C'est un traitre tout simplement. Probablement un islamiste caché.

Bestfriend 26/01/2017 20:31

Les nazis ont écrit "Le travail rend libre", les gauchistes comme demi-mot écrivent "Le libéralisme,c'est l'esclavage"; demandez aux chinois dont le pouvoir d'achat a été multiplié par 30 depuis la libéralisation de l'économie chinoise, ce qu'ils en pensent...

corrector 18/02/2017 21:42

Tsipras a critiqué les hausses d’impôts imposées par l'Europe, non?

demi-mot 31/01/2017 10:17

Il n'y a que corrector qui croit que Tsipras est libéral.

corrector 30/01/2017 18:36

Le peuple grec est très libéral, même anar, il a presque aboli ses impôts.

Il n'a pas compris qu'il ne pouvait pas toucher des aides sociales ne correspondant à rien (une île avec plus d'aveugles que partout ailleurs, un taxi sur huit malvoyant, etc.).

demi-mot 30/01/2017 09:53

Le peuple grec appréciera...

corrector 27/01/2017 18:18

Partout où le libéralisme est appliqué, le peuple sort de la misère.

Partout où le libéralisme est rejeté, la dictature s'installe, le peuple n'a rien, les privilèges sont gigantesques.

corrector 25/01/2017 15:11

"la loi travail entre autres ne sont pas à ma connaissance des mesures gauchistes."

Si.

"Liberaliser" l'ouverture des lignes de car seulement à certaines conditions et sous réserves d'accord des élus, c'est gauchiste.

Ne permettre l'ouverture des magasin un dimanche sur 4, sous conditions strictes avec des salaires bien plus élevés, c'est gauchiste.

Refuser la libre installation des notaires, idem.

Il n'y a AUCUNE mesure authentiquement libérale dans cette loi.

demi-mot 30/01/2017 09:54

Pour une fois !

corrector 27/01/2017 18:19

On est d'accord!

demi-mot 27/01/2017 09:45

L'URSS exploitait ses salariés.

corrector 26/01/2017 15:11

Pour Demi, tant qu'on n'est pas en URSS, c'est l'ultralibéralisme et l'exploitations des salariés.

demi-mot 26/01/2017 14:28

Pour corrector, tant que le salarié n'est pas mis en esclavage, ce n'est pas du libéralisme.