Ce que devient l'affaire du "mur des cons" ...

Publié le par Bestfriend

Il y a 4 ans, le chroniqueur judiciaire de France Télévision, Clément Weill-Raynal se trouve dans les locaux du Syndicat de la Magistrature qui est situé dans une annexe du Ministère de la Justice, pour y interviewer sa dirigeante, Françoise Martres. En patientant,il découvre un mur comportant de multiples photos de personnalités, presque toutes de l'opposition de droite, mais pas seulement. Mme Martres, voyant l'intérêt que cela suscite demande à l'équipe ( le journaliste, un cameraman et un preneur de son) de ne pas le filmer. Le cameraman va sagement obtempérer mais le journaliste décide d'utiliser son téléphone portable pour faire une vidéo succincte mais très dérangeante.

Clément Weill-Raynal était déjà contesté dans au sein de la rédaction de France 3, en raison de sa dénonciation des images présentées par Charles Enderlin sur l'affaire Al-Durah. Il sent déjà une hostilité montante à son égard de la part des syndiqués CGT de plus en plus nombreux et actifs dans l'entreprise publique après la victoire de la gauche. Il va donc s'abstenir de communiquer la vidéo à sa rédaction mais en parler à un ami magistrat à qui il confiera une copie; copie qui directement ou non se retrouvera sur le site d'information "de droite" Atlantico. La CGT, avec l'aide du syndicat de magistrat pourra très vite identifier l'auteur de la vidéo et le dénoncer à la direction de la chaîne. Le chroniqueur judiciaire avec 30 ans de maison, sera mis à pied sans salaire durant 1 semaine puis placardisé et contraint de quitter son emploi.

En Mars 2014, la présidente du SM est bien mise en examen pour "injures publiques". C'est bien reconnaître qu'il y a matière à instruire sur le mur où l'on pouvait trouver des adversaires d'un syndicat qui ne s'est jamais gêné pour faire de la politique, mais également le père d'une jeune fille violée et assassinée par un récidiviste. Mais cette qualification me semble surtout être une manoeuvre de la part d'un appareil d'Etat noyauté par la gauche et l'extrême-gauche pour enterrer le dossier. Nous avons d'ailleurs appris récemment que la comparution de Mme Martres n'interviendra pas avant Novembre 2018, et qu' à cette date, 5 ans et demi après les faits, nous ne seront même pas à l'abri d'un report aux calendes grecques. Enfin, le syndicat pourra aisément contester le caractère public des injures puisque ne pouvaient passer devant le mur que quelques centaines de membres de l'organisation que l'on nous dit "classée à gauche" alors que vu ses positions (dénonciation de l'Etat d'urgence,soutien aux casseurs contre la Police, soutien au PIR),elle semble être clairement d'extrême-gauche.

Car sur le fond, le problème n'est pas tant que cela l'injure faite aux personnes qui ont été mises au pilori dans un local syndical. Il n'est pas agréable de se voir ainsi désigné comme un "con" voire comme "un porcin" (Insulte écrite sur la photo d'Alain Bauer), mais ce qui fait frémir est de se voir mis sur une liste noire par un syndicat auquel appartiennent près d'un tiers des juges d'instruction, et pas des moindres!! D'autant plus que nous avons vu qu'en France,le pouvoir de ces juges est pratiquement sans limite, comme celui de petits dictateurs d'une république bananière : Ils n'ont pratiquement jamais dans l'histoire judiciaire reconnu le moindre tort, la moindre erreur, la moindre faute et n'ont aucun compte à rendre puisque la seule instance de contrôle,le Conseil Supérieur de la Magistrature n'est qu'un ramassis de vieux syndicalistes et de vieux fonctionnaires nommés dans une totale opacité.La spécialité de ce "machin" est de botter en touche. En l'occurrence, sur le dossier qui nous intéresse, le CSM a décidé que le "Mur des Cons" était "une affaire particulière sur laquelle il ne pouvait se prononcer" ...

Par conséquent, après 4 ans, nous n'avons pour l'instant qu'un seul condamné : L'authentique lanceur d'alerte (la gauche adore nous présenter des faux lanceurs d'alerte qui ne sont souvent que des délateurs assez grotesques), une affaire qui semble destinée à un enterrement soigneusement préparé, une justice politique qui continue à s'en prendre presque exclusivement à l'opposition de droite avec de multiples atteintes au droit, comme le secret de l'instruction systématiquement bafoué! Le plus grave dans tout cela est de voir que malgré cette affaire, les membres du Syndicat de la Magistrature se sont vus attribuer des responsabilités de plus en plus importantes : Emmanuelle Perreux,ancienne dirigeante, s'est vue confier la vice-présidence de l'Ecole Nationale de la Magistrature; Claire Thépaut, délégué pour la Région Parisienne du SM, Serge Tournaire qui a écrit des articles dans la revue du syndicat, Aude Buresi qui représente le syndicat à la commission d'avancement  instruisent avec parfois une vitesse stupéfiante, les affaires politiques les plus sensibles notamment celles concernant François Fillon et Nicolas Sarkozy!!

Nous sommes bien là en présence de faits gravissimes pour la démocratie et qui appellent à une mobilisation considérable pour que tout soit remis à plat dans cette institution devenue le jouet des pires fascistes de gauche (fasciste de gauche ... rappelons qu' au 21e siècle,c'est un pléonasme).

 

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demi-mot 27/04/2017 21:29

Mais faites taire ce corrector qui se croit plus légitime que la justice.

corrector 28/04/2017 06:40

La soi-disant "justice" française (des cons) n'a pas le droit de violer la Constitution.

Le principe de séparation des pouvoirs exclut qu'une décision de stratégie économico-juridique (ici l'autorisation donnée au CDR de compromettre) soit remise en cause, sauf s'il y a manipulation des faits ou que la décision est manifestement absurde. Ce n'est PAS le cas. (Comme le TA l'a affirmé, confirmé en appel.)

Le fait de ne pas faire de recours contre un arbitrage manifestement un impact international (les principales sociétés dont il est question sont allemandes ou bien dans des offshores) est une décision POLITIQUE qui préservait la PAROLE et l'HONNEUR de la France.

corrector 27/04/2017 19:50

Le jugement arbitral concerne un litige entre deux parties françaises (CDR et liquidateurs/époux Tapie) issu d'un "mémorandum" signé en France mais concernait la vente d'une société incorporée en Allemagne appartenant à une autre société incorporée en Allemagne à de acheteurs divers y compris des sociétés (prête nom) domiciliées à l'étranger et dont les comptes sont dans des banques étrangères.

Le fait de considérer que l'arbitrage en droit est interne et non international pose question.

La fiabilité de la France et son respect des principes d'équité est remis en cause. Et là, ce n'est pas quelques malheureux millions d'euros qui sont en cause, cette décision menace la crédibilité la France qui en passant pour un état voyou risque de perdre des milliards.

Cela ajouté au reste montre que la remise en cause du compromis était une folie, d'autant que merdia-partisan-de-la-goche affirme qu'une nouvelle preuve cachée jusqu'à présent a été révélée et qu'elle permettait de rouvrir le dossier, sans remettre en cause le compromis!

corrector 27/04/2017 19:37

"Ce jugement a été cassé. Aucune valeur."

D'un coté, Demi nous rappelle que le jugement en appel a été cassé; la raison est qu'une filiale à 100% n'est pas confondue juridiquement avec son propriétaire : la Société de Banque Occidentale n'est pas juridiquement le Crédit Lyonnais (ce qui n'est pas contestable).

Mais le CL comme la SDBO sont :

- deux sociétés privées
- deux sociétés financières
- deux sociétés ayant les mêmes dirigeants
- deux sociétés s'occupant de la vente d'Adidas pour le compte du propriétaire d'Adidas (qui n'a jamais été Tapie évidemment); d'après Tapie c'est une autre filiale du CL qui a fait le travail

Mais de l'autre coté, ceux qui contestaient le légalité même du même de l'arbitrage voulaient confondre une société ANONYME et un établissement PUBLIC qui est une composante de l'Etat français.

Donc ceux là même qui insistent sur l'illégalité de l'arbitrage le font sur une base vaporeuse qui si elle était reconnue permettrait de montrer que le jugement de cour d'appel n'aurait même pas du être cassé!

Et ceux là même qui contestent que les époux Tapie puissent obtenir réparation le font sur la base du fait que ce n'est pas eux qui aurait été lésés puisque Adidas n'a jamais été à eux et qu'il n'est donc pas une partie.

Mais si on reconnait que les époux Tapie ne sont pas détenteurs d'Adidas et pas partie à la vente, alors il faut par le même raisonnement reconnaître que l'Etat n'est pas parti au procès.

On voit que les opposants à Tapie n'arrêtent pas de changer de thèse et défendent même simultanément des thèses exactement opposées, le but étant juste d'impressionner les ignorants avec des inepties.

corrector 27/04/2017 19:15

Il y a plusieurs aspects dans une affaire quelconque :

- ce qui s'est réellement passé, ce qui s'est dit lors de telle réunion que seules les personnes présentes connaissent
- ce qui ressort des preuves, ce qui apparaît comme le plus vraisemblable
- le respect d'un fonctionnement normal du processus judiciaire

On peut douter de ce qui s'est réellement passé et donner raison à une personne dont on doute du témoignage, juste parce que les preuves vont plutôt dans son sens et qu'aucune preuve ne contredit ce qu'il affirme.

On peut douter du fait qu'il faille donner raison à une partie tout en reconnaissant que le processus lui a été injustement défavorable.

Dans l'affaire dite "affaire Tapie", je suis avec Tapie sur tous les points. Mais même si j'étais contre la thèse Tapie, je reconnaîtrais qu'il n'a pas été traité correctement par l'Etat-arbitre qui s'est confondu avec l'Etat-actionnaire représenté par l'EPFR à 100% de la partie plaignante (mais l'EPFR n'est pas un partie, donc le recours arbitrage était parfaitement légal, fait reconnu par le TA).

D'ailleurs la thèse de l'illégalité du principe même du recours de l'arbitrage n'est plus la thèse défendue par merdiapart après qu'ils aient propulsé cette thèse archi-débile. Plus aucun opposant à l'arbitrage ne prétend que c'est l'EPFR qui était réellement parti, que le CDR créé par une Loi n'a pas d'existence légale (!!!), que le CDR et l'EPFR se confondent juridiquement, etc.

Bestfriend 22/04/2017 15:31

Ai lu beaucoup sur ce dossier et suis d'accord.Mais pour faire simple,la Stasi a dénoncé l'arbitrage au prétexte que l'un des arbitre avait eu qq contacts avec l'un des avocats de Tapie,plusieurs années avant l'accord.Puisque nous avons affaire à un litige entre un citoyen et l'Etat,on ne peut qu'être choqué que l'affaire soit jugé par l'Etat, qui est donc juge et partie; plus encore nous avons à la fois des fonctionnaires étatistes face à Tapie, et des fonctionnaires (vu ce que l'on sait sur la magistrature)avec la même idéologie pour juger! Donc, ceci est un énorme scandale qui devrait entraîner la mise en examen de tous les fonctionnaires qui ont trempé dans ce dossier!

corrector 25/04/2017 20:10

Vous ne pouvez pas les juger sans violer la Constitution, déjà. Mais la "justice" n'a que faire de la souveraineté de la France, comme celle des USA.

Et ensuite, les juges pour QUOI?

demi-mot 25/04/2017 11:12

C'est bien dommage.

corrector 25/04/2017 00:51

Lagarde a été jugée et Sarkozy a l'immunité présidentielle, mon pauvre...

demi-mot 24/04/2017 10:52

"ceci est un énorme scandale qui devrait entraîner la mise en examen de tous les fonctionnaires qui ont trempé dans ce dossier!"

Y compris Sarkozy, Lagarde et compagnie.