Une France irréformable !

Publié le par Bestfriend

Nous y sommes déjà. A peine 3 mois écoulés et le président qui incarnait un changement salutaire pour le pays, selon les sondages du mois de Mai, se voit plonger dans une impopularité que n'avaient même pas connu ses prédécesseurs à cette échéance!

Emmanuel Macron a une belle part de responsabilité dans ce nouveau désamour des Français pour ceux qui les dirigent. Son discours lors du Congrès à Versailles, face à une représentation nationale très discutable (entre les servis de la ripoublique, et les chèvres élues avec l'estampille Macron aux dernières législatives), a été sur la forme comme sur le fond un énorme fiasco. Il n'a pas eu le courage d'annoncer des réformes structurelles dont le pays a grand besoin,et à commencer au sommet d'un Etat hypertrophié. Même le CESE, dont la suppression faisait partie du programme de plusieurs candidats à la présidentielle ne sera que réformé qu'à la marge. En clair, on va demander aux Français et notamment aux salariés du privé de remettre encore en question leurs droits, alors que les parlementaires, les diplomates,les conseillers d'Etat et toute cette caste de soviets rarement soumis à des obligations de résultat, à la productivité parfois nulle, au mode de nomination parfois opaque, au train de vie fastueux ont encore 5 ans de tranquillité assurée!

Par ailleurs, j'avais déjà trouvé totalement stupide ce jeu de bonneteau sur la hausse de la CSG assortie de réductions de cotisations qui ne profiteraient pas à tous. Tout comme la suppression pour beaucoup de Français (Edouard Philippe ne savait plus exactement combien lors de son émission de rentrée) de la taxe d'habitation qui oblige encore une fois à l'Etat à faire des compensations massives aux municipalités. Tout cela crée des déçus, des personnes lésées, parfois des difficultés budgétaires pour finalement ne pas changer grand chose sur le fond. Une hausse de la TVA, comme cela a été fait en Allemagne et Scandinavie aurait été bien plus efficace notamment pour faire du protectionnisme intelligent (on baisse les charges avec le surplus de TVA payé par les produits importés) , ce qui n'est pas du luxe vu l'état calamiteux de notre commerce extérieur!

Pour le reste, je ne trouve pas que les réformettes mises en oeuvres sont négatives. Sur les APL, on oublie que la majorité précédente, avec le cynisme constant dont elle a fait preuve, avait maintenu les droits tout en réduisant le budget global pour maquiller les comptes de la République! Idem sur la loi travail qui sécurise les droits des salariés du privé, puisqu'un changement de poste par une démission n'implique pas la perte des droits au chômage si l'emploi n'est pas maintenu à l'issue de la période d'essais, et pour les indemnités, il y a une clarification qui me semble opportune, avec moins de possibilité de recours aux prudhommes en échange de meilleures indemnités. On voit également de bonnes initiatives de la part du ministre de l'éducation pour en finir avec les politiques purement politiciennes de la gauche qui ont conduit souvent à des résultats calamiteux (Nouveaux rythmes scolaires ruineux et augmentant la fatigue des enfants). Enfin, la suppression de l'ISF sur les valeurs mobilières si elle reste encore mal calibrée (On ne sait pas comment seront traitées les par dans les SCI et autres sociétés foncières) va dans le bon sens car on cesse ce prélèvement par principe ubuesque calculé sur des valeurs totalement virtuelles, pour se concentrer sur le patrimoine réel.

Le problème est que l'on rentre dans le dur avec l'examen des ordonnances qui modifieront en fait très modérément la législation du travail. Même s'il n'y a pas à ce jour une grande hostilité d'un syndicat comme FO, tout ce que la France compte de fascistes de gauche avec parfois le renfort d'autres partis, va essayer de faire capoter les intentions du gouvernement. Et la grogne renaissante attise leurs ambitions de transformer à nouveau nos centre-villes en champs de bataille, les médias en porte-voix d'un mécontentement souvent à côté de la plaque alors que le statut-quo ou pire un virage à gauche pourrait encore faire de ce pays l'un des pires cancres du continent européen!

Comme le faisait remarquer Emmanuel Macron lors de son déplacement à Bucarest, la France est donc irréformable? A vrai dire j'en ai bien peur, tant que les Français n'auront pas pris conscience des vrais problèmes du pays et se laisseront berner par des discours bienpensants avant les élections, et protestataires quelques mois plus tard. Vu la défaite subie, et le coup de Jarnac de la nomination d'Edouard Philippe à Matignon, il n'y a personne dans la droite républicaine qui puisse incarner une alternative à Emmanuel Macron,voire même une opposition tenace, laissant ce rôle à une Marine Le Pen en petite forme et surtout à ce Jean-Marie Le Pen de gauche,soutien des pires dictateurs,fasciste,révisionniste,oisif,corrompu,violent mais habile qu'est Jean-Luc Mélenchon. Je vais donc bien me garder de jeter de l'huile sur le feu, et souhaite même que la réforme du droit du travail puisse passer avec le moins de dégâts possible pour qu'à moyen terme, on puisse s'attaquer, y compris à la suite d'une dissolution de l'Assemblée Nationale, aux réformes structurelles nécessaires.

 

 

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corrector 07/09/2017 10:22

Macron a fait la demande totalement ridicule de baisser les loyers de 5 €!

Il ne réalise pas que de nombreux bailleurs ne gagnent pas tellement l'argent quand les travaux de maintenance arrivent :

- ravalement de façade
- toiture
- mise au niveau de l'ascenseur (qui tombe beaucoup plus souvent en panne depuis)
...

Et ça, c'est quand le loyer rentre sans avoir à faire le forcing!

Quand au problème de logement des étudiants, il faudrait déjà se demander si on doit avoir autant d'étudiants, surtout si c'est pour étudier la sociologie pour expliquer que la pauvreté et non l'Islamisme explique le terrorisme islamique (exemple : Ben Laden, ah non ça marche pas) et pour les "étude de genre" (alors que soi-disant la théorie du genre n'existe pas, du coup on se demande bien ce qu'ils peuvent étudier et quel cadre théorique guide les "études de genre" sans définir une "théorie du genre")...

Au delà de ces exemples absolument caricaturaux, il y a une flopée de formation plus ou moins bidons et en tout cas NON "universitaires".

Et en échangeant avec les universitaires, on se rend compte à quel point la plupart sont incultes (même parfois sur l'histoire de leur propre discipline), semblent ignorants de la méthode scientifique, qu'ils ont l'air de confondre avec l'organisation universitaire du travail de recherche : la publication d'article visés par des "pairs" n'est PAS la Méthode, c'est une organisation PRATIQUE du travail scientifique (et ça n'a pas toujours été comme ça). Mélanger l'essentiel (la méthode basée sur la vérification expérimentale) et le très accessoire (la façon de faire relire les articles avant publication par une poignée de scientifiques sélectionnés parfois de façon étrange) relève d'un niveau de confusion liée à l'immaturité qui est très impressionnant. Mais évident les journaleux relayent ce genre de propos sans y voir aucun problème.

Les universitaires sont de plus trop souvent en décalage avec ce qui se fait dans l'industrie (au sens large, y compris du logiciel). Ils publient parfois sur des "avancées" qui sont en retard sur ce qui existe (ce n'est pas facile de se tenir au courant de ce qui se fait, mais c'est leur job!).

Le fait que les universitaires votent très souvent très à gauche, pour des candidats ayant un programme des plus délirant, correspond à leur inaptitude à appliquer leur soi-disant rigueur intellectuelle dans le domaine politique; en fait ils sont relativement rigoureux dans leur domaine mais uniquement sous la pression des autres.

De plus, les "scientifiques" ont tendance à tomber dans les arnaques les plus grossières, comme les médecins d'ailleurs. Ils ont comportement grégaire et participent à des lynchages. C'est moins le cas dans l'industrie.

Quand un parent dit à son gosse "ne te drogue pas même si tes copains le font", c'est malheureusement très souvent ce que le parent ferait, du moment que la drogue est approuvée par le ministère, même si elle est plus dangereuse et moins intéressante médicalement que le cannabis (de papa, pas celui hyper fort). C'est d'autant plus vrai si c'est un universitaire, qui a appris qu'il ne peut pas aller contre ses "pairs" même s'il a raison (méthode japoniaise : admettre publiquement ses erreurs même si elles n'existent pas).

Ce pour cela que les universitaires font la promotion d'arnaques grossières comme attribuer la progression de l'espérance de vie essentiellement à la vaccination, promouvoir les soi-disant renouvelables, prétendre qu'il y a une rétroaction positive non négligeable dans le climat (une telle rétroaction rend un système instable, s'il s'éloigne de son équilibre il ne va jamais y revenir, donc à long terme s'il subit des perturbations, il ne reste pas à l'équilibre). Une telle affirmation suffit à discréditer les thèses réchauffistes - mais l'affirmation a été longtemps dissimulée derrière un gloubi boulga non pertinent : les réchauffistes savent bien que de nombreuses personnes n'ayant pas fait des études universitaires poussées en physique savent qu'une rétroaction positive rend le système instable.

Bestfriend 02/09/2017 15:41

C'est un peu moins gauchiste et démago, mais c'est quand même encore faire croire à certains que l'on va raser gratis alors que l'Etat cumule 2000 milliards de dette et dépense chaque année près de 10% de plus que ses recettes!

corrector 05/09/2017 08:43

Les ordres de grandeurs ne sont pas les mêmes mais l'idée générale d'argent tombant du ciel, si.

Et il faut vraiment que les collectivités locales dépendent principalement de leurs propres recettes directe et accessoirement d'un transfert d'impôts indirects (que les communes récupère une partie des taxes sur l'essence n'est pas choquant).

Mais si une collectivité locale veut réduire ses impôts significativement alors elle devra réduire aussi ses dépenses. Et il faut que le niveau de dépense de la collectivité (donc y compris les transferts) apparaisse sur la feuille d'impôts.

corrector 29/08/2017 13:10

"Tout comme la suppression pour beaucoup de Français (Edouard Philippe ne savait plus exactement combien lors de son émission de rentrée) de la taxe d'habitation qui oblige encore une fois à l'Etat à faire des compensations massives aux municipalités."

Cette mesure semble sortie de nulle part, passablement démago, bricolée, non financée.. est-ce l'analogue du RU (revenu universel) de Benoit Ah non?

corrector 28/08/2017 20:32

Pour mieux contrôler les dépenses de soi-disant investissement des collectivités, il faudrait traiter chaque infrastructure comme une société en actions sur un marché régulé, et forcer la collectivité à informer les investisseurs collectivisés involontaires au moins aussi bien qu'on force une société en actions à informer ses actionnaires volontaires pour mettre leur argent dans un projet commun - avec à la clef (au minimum) les mêmes sanctions si les informations sont tronquées, mensongères ou d'une quelconque façon trompeuses.

Si les collectivités locales trouvent que c'est trop compliqué de remplir ces obligations :
- que les élus aillent s'acheter un potager et planter des carottes
- qu'ils militent pour simplifier la réglementation

Il ne faut pas attendre un "choc de simplification" si les élus (y compris élus représentant dans un syndicat soi-disant "représentatif") ne sont jamais soumis aux normes complexes qu'ils imposent aux autres, à commencer par le code du travail pour les syndicats!!!!!

Le budget de la nation devra aussi être traité avec la même sévérité que le budget de n'importe quelle société, en exigeant la bonne information des "actionnaires" (les Français). Ceux qui présentent des comptes non sincères doivent être sanctionnés, jusqu'à la privation de la nationalité française puisqu'ils ont trompé tous les Français.

corrector 28/08/2017 00:29

Tout le monde sait que tout est difficile à réformer en France : raison de plus pour ne pas afficher une arrogance et un mépris inutile. Les petites provocations verbales n'apportent rien.

Par exemple cette attaque non provoquée, inutile, complètement gratuite de Neuneucolas Sarkozy contre les chercheurs :

"A budget comparable, un chercheur français publie de 30 à 50% en moins qu’un chercheur britannique dans certains secteurs. Evidemment, si l’on ne veut pas voir cela, je vous remercie d’être venus, il y a de la lumière, c’est chauffé..."

Quel est le but de tels propos? Les chercheurs sont en majorité à gauche, mais ils ne sont pas tous des abrutis d'extrême gauche (même s'il y a en quelques uns, je peux en témoigner).

Et franchement, pour juger l'intérêt du travail de recherche au nombre de publication... pourquoi pas juger de l'intérêt d'un livre au nombre de pages!

Dans le milieu scientifique, énormément de gens sont conscients que l'inflation des publications est un des problèmes; la plupart sont sans valeur et même d'une valeur négative, puisqu'elle occupe de la place dans le répertoire des "connaissance", qu'elles ne seront jamais vérifiées...