2010, Sarkozy seul contre tous ??

Publié le par Le Monde de Bestfriend

Nos médias dont 91% des journalistes ont voté Ségolène Royal à la dernière présidentielle ont décrit l'année 2009 comme un très mauvais cru pour Nicolas Sarkozy. Et notamment, le dernier mois avec ce sommet de Copenhague dont l'échec lui semble entièrement imputé, les polémiques liées au débat sur l'identité nationale, et cette fameuse censure du Conseil Constitutionnel intervenu à quelque jours de l'entrée en vigueur de la taxe Carbone.

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Je ne me reconnais pas comme faisant partie de la famille sarkoziste, considère sont fils Jean comme un parfait imbécile ayant cru qu'on allait gober sa légitimité à devenir administrateur de l'Epad de la Défense, et une bonne partie de l'entourage du président comme un clan de personnages imbus de leur réussite (Ex: Séguéla et ses Rolex sans lesquelles on ne serait que des loosers). Le problème de l'anti-sarkozisme est surtout cet abrutissement intellectuel que l'on nous impose à travers un flot continu d'anathèmes, de procès, de montages au départ comiques mais tellement à sens unique que cela ne fait plus rire du tout.

On nous a tant raconté que Sarkozy controlait la presse à travers ses amis qui étaient à la tête des plus grands groupes de communication : Bouygues, Bolloré (le paradoxe, c'est que ces 2 là sont des ennemis jurés), Lagardère, Dassault, Pinault (en fait plutôt lié au klan Chirak, pour qui Sakozy sera toujours l'homme à abattre). On nous a raconté également que sa réforme de l'audiovisuelle public avait pour but de permettre une reprise en main par l'Elysée.

Alors que dans la réalité on en est loin. Par exemple, sur France-Info, par exemple, la principale émission politique est un débat qui "oppose" Edwy Plenel et Alain Genestar le samedi sur les sujets des 7 jours précédents.
Edwy Plenel tout comme d'autres ont choisi d'aller toujours plus loin dans l'anti-sarkozysme car c'est un moyen de se distinguer de la presse de gauche jugée modérée dans ses attaques (Le Monde, Le Nouvel-Obs, Libé du temps de Serge July et avant le repositionnement "marketing' proposé par L.Joffrin à E. De Rotchild).
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Edwy Plenel à la "Fête" de l'Huma et expert en totalitarismes, vu son parcours. Une de Paris-Match en 2006.

Pour Plenel, presque à chaque émission, il s'agit de démontrer en quoi la France de Sarkozy est la réincarnation de celle de Vichy. Tout y passe dans les outrances, à travers la dénonciation des "rafles" d'immigrés, du débat sur l'identité nationale, voire sur l'anticipation de l'épreuve d'Histoire-Géo au bac comparé à la suppression de l'enseignement culturel par les nazis.
Mais le plus étonnant voire choquant est qu'il n'y a dans ces dérapages qu'une contradiction très mollassonne de l'autre intervenant. Et pour cause, Alain Genestar a été remercié par Paris-Match suite à la fameuse publication en une d'une photo montrant Cécilia Sarkozy sortant d'un hôtel à New-York en compagnie de certain Richard Attias. Ceci à 1 an de la présidentielle 2007, alors que le mari cocufié de la sorte était clairement annoncé comme candidat; même les tabloïds anglais n'ont jamais fait un truc pareil. Et ce qui semble évident, c'est que même avant cet épisode cocasse, le Genestar ne devait pas faire partie des journalistes estampillés "à droite" souhaitant l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, pas plus que le Klan Chirak qui a comploté à la même période sur le dossier Clearstream.

On retrouve dans la casi-totalité des média cette partialité avec des attaques extrèmement violentes contre le président et sa politique, sans laisser la place à la moindre contradiction. Car on peut observer la promotion d'un grand nombre de journalistes ou de personnage dit "de droite" sur les média, dans la mesure où ceux-ci vouent une haine farouche envers Nicolas Sarkozy.

Un bon exemple est le cas d'un obscur député du Morbihan : François Goulard. Il serait intéressant de connaître le nombre d'apparitions de ce politicien bien lisse jusqu'au mois de Mai 2007; puis de comparer avec les multiples petites phrases télévisées qui ont eu lieu depuis, principalement sur l'audio-visuel public, mais également sur LCI. Notre homme qui ne semble pas au départ du genre à déplacer les foules est devenu une star en tant que membre de l'UMP flinguant systèmatiquement Nicolas Sarkozy et sa politique.


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F.Goulard faisant campagne pour F.Bayrou lors de la présidentielle de 2007.

François Goulard, éphèmère secrétaire d'Etat du gouvernement De Villepin avait déjà annoncé voter pour François Bayrou au 1er tour de la présidentielle 2007. Puis, il est entré dans le rang afin d'éviter que l'UMP ne lui colle un opposant dans sa circonscription pour les législatives suivantes. Dans le même esprit de courage qui caractérise cet individu, on le voit régulièrement dénigrer tout ce que fait le gouvernement et planter des couteaux dans le dos de Nicolas Sarkozy.

Par exemple, lors d'une visite au Musée des Arts Premiers, François Goulard confie aux journalistes "François Mitterand a modernisé Le Louvre, Jacques Chirac a fait le Musée du Quai Branly, Sarkozy nous laissera sans doute un Multiplex".
On a pu le voir manifester contre le projet sur les tests ADN, se joindre ainsi aux bien-pensants qui voyaient là des méthodes dignes de Vichy, alors que la plupart des pays européens les utilisent depuis longtemps, y compris ceux dirigés par la gauche (Espagne).

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Le " cas Goulard"  On n'a jamais vu depuis les années 30 un tel niveau de haine que celle de Goulard envers Sarkozy.Le dessin est paru dans le Télégramme qui couvre notamment le Morbihan..

Quand une rédaction, par exemple celle de France 3, veut mettre en pièce la communication du gouvernement, c'est simple. Après un bref exposé, on donne rapidement la parole au réprésentant de l'éxécutif, parfois en tronquant ses propos, puis on donne à un socialiste ou un Modem l'occasion de faire une belle réplique; puis enfin, pour enfoncer le clou, on fait venir François Goulard devant les caméras en mentionnant bien son étiquette UMP pour appuyer non pas les propos du 1er mais du deuxième. C'est dévastateur, mais aussi plutôt malhonnête sur le plan journalistique.

Je faisais partie de ceux à qui déplaisait fortement la hausse du budget de communication de l'Elysée. Mais quand on voit à quel point les média français font preuve de partialité, à quel point les résidus de la Chiraquie continue de polluer le discours de la droite, on comprend que finalement tous ces moyens ne sont pas grand chose. Et d'ailleurs, cela ne semble pas très éfficace face à des émissions qui ciblent presque systématiquement le chef de l'Etat : Ex: "Politiquement Incorrect" de Frédéric Bonnaud sur Europe 1, ou le petit Journal de Yann Barthès sur Canal + font leur beurre en démontant les discours de Sarko et des ouailles. C'est parfois drôle, mais tellement à sens unique que finalement le vrai politiquement incorrect ne serait-il pas plutôt de démonter les postures de leurs confrères journalistes ??

Et il y a de quoi. J'ai été sidéré de voir à quel point  la caste journalistique unanime a fait croire que la décision du conseil constitutionnel sur la taxe carbone pouvait être une surprise. Comme si le Conseil Constitutionnel avait d'autre préoccupation que de nuire à Nicolas Sarkozy. Ce conseil de "sages" payés 12 000 Euros par mois (ce qui fait de J.Chirac l'homme politique le mieux payé par la collectivité avec 31 000 € d'argent de poche mensuel), se réunit 2 ou 3 fois par mois pour se prononcer sur la constitutionnalité des lois.
Ce ramassis de vieux "serviteurs" de l'Etat est en partie noyauté par le Klan Chirak avec la présence de l'ancien président, de 3 membres nommés durant son passage à l'Elysée, dont son fidèle chien-chien Jean-Louis Debré. Débré a été président de l'Assemblée Nationale et à ce titre a pu également nommer 2 autres sbires. Cela nous fait donc au moins 6  membres sur 9 à avoir pour ennemi juré Nicolas Sarkozy, et ce n'est pas du coté de Pierre Joxe que l'actuel chef de l'Etat  peut trouver un défenseur.

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Jean-Louis Debré a été nommé président du Conseil Constitutionnel début 2007 par J.Chirac
qui maintenant siège a son tour. VGE passe maitenant pour le seul "ignoble" sarkoziste du Conseil.


Bien entendu, le Conseil Constitutionnel ne fait pas une censure systèmatique des lois issues de la majorité sarkozienne. Cela finirait par trop se voir. Ce pouvoir ouvertement anti-démocratique vu la manière dont il a été noyauté, tacle par derrière le pouvoir éxécutif quand il sait que la loi votée par le parlement n'est pas vraiment populaire. Ce fut le cas pour la loi Hadopi, dont on sait très bien qu'elle est aussi nécessaire que difficile à expliquer, et à ajuster dans l'échelle des sanctions. C'est encore le cas pour la taxe carbone sous le prétexte qu'il y aurait dans ce texte trop de cas particuliers bénéficiant d'exemptions.

Or, ce que n'ont pas mentionné non plus les journalistes, ce sont les contradictions profondes entre tous les détracteurs d'une loi par nature impopulaire (vu que l'on taxe plus) :
- Les français n'acceptent pas une loi qui taxe davantage leur consommation sans qu'on puisse en rien évaluer l'éventuelle redistribution des recettes.
- Le conseil consitutionnel s'en prend au nombre d'exemption, qui en fait concerne des acteurs économiques fragiles (agriculture, industrie), et méprise le travail parlementaire qui a été fait pour doser le montant des prélèvements.
- Les écologistes sont contre car elle ne va pas assez loin pour eux, qui voudraient que la tonne de C02 soit taxée 2 fois plus que dans le projet de loi. Or ils savent très bien qu'un gouvernement de gauche dont il feraient partie, ne pourrait aller aussi loin et sortirait un projet finalement assez proche de celui qui a été retoqué.
- Au sein du PS on se félicite de l'échec du gouvernement mais les différents membres se contredisent totalement dans leur argumentations (certains trouvent comme les verts qu'on ne taxe pas assez, et d'autres contestent le principe même de la loi).

Ah, les média n'ont guère évoqué la réaction d'un des principaux intéressés sinon le Nouvel Obs : Michel Rocard (auteur avec Alain Juppé d'un rapport sur la taxation écologique) qui s'est déclaré assez surpris de la censure des "sages" pour des motifs tirés par les cheveux. Pour l'ancien premier ministre socialiste, dont le rapport est à l'origine du projet de loi, la censure est improductive, paradoxale alors que le Conseil Constitutionnel aurait très bien pu se contenter de recommandations pour après quelque temps, on puisse évaluer la pertinence de ces fameuses exemptions : " Le Conseil constitutionnel vient quand même de prendre le risque d'arrêter tout. Et si on s'arrête là-dessus, il y aura crime de non-assistance à planète en danger", a-t-il affirmé.
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P.S. : Je rappelle mon scepticisme sur l'ampleur du réchauffement climatique et m'oppose vivement aux moralisateurs du genre Nicolas Hulot. Il est pour moi surtout important de moins dépendre d'énergies fossiles qui pourraient s'épuiser rapidement et qui sont de plus contrôlés par des pays qui sont pour nous des ennemis potentiels. Et puis, le vrai problème de l'humanité, c'est surtout l'explosion démographique qui continue, notamment en Afrique subsaharienne avec un doublement attendu des populations déjà bien miséreuses d'ici 2050 (Nigéria, Niger, Mali, Congo ect...).

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bestfriend 09/01/2010 15:19


Dans le Nouvel Obs de cette semaine, article intéressant sur la décision du conseil constitutionnel qui serait un coup décidé par Jean-Louis Debré qui a rameuté toute la Chiraquie pour saisir
l'occasion de se venger se Sarkozy (après l'inculpation à 2 reprises de Supermenteur).

Jospin également fait allusion dans son livre aux manipulations de De Villepin, d'Yves Bertrand, et Chirac pour le destabiliser.


Docteur Feltgood 07/01/2010 22:11


Mort de rire. Pauvre Sarko !!
A vous entendre, la France est aux mains des communistes et des islamistes. Quand le peuple aura voté un bon coup de pied aux fesses du gnome de l'Elysée, on verra bien le bilan catastrophique des
5 ans de sarkozisme.


Morituri 07/01/2010 22:07


Pas mal. Comme quoi à droite, il y a encore plus con que Sarkozy.