La pardonnitude de Sainte-Ségolène à Dakar ...

Publié le par Le Monde de Bestfriend

Les biens-pensants n'auraient retenu du discours de Nicolas Sarkozy prononcé à Dakar le 26 Juillet 2007, cette phrase "L'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire". Et à partir de cette phrase extraite d'un discours de près d'une heure, on l'a estampillé comme un discours insultant pour les africains, voire raciste.
Je ne pense pas que beaucoup de français ou d'africains, parmi ceux qui se sont émus de ces extraits rapportés ont véritablement pris le temps de lire ce texte. Voici son intégralité sur un site africain et non sarkozien :
http://www.afrik.com/article12199.html

Après l'avoir lu et relu, il me semble bien que ce discours écrit par Henri Guaino est l'un des plus sincères, l'un des plus pragmatiques et l'un des plus respectueux qu'un dirigeant européen ait prononcé sur le continent. Tout le monde peut constater que Nicolas Sarkozy pose un regard sans complaisance sur les crimes de l'esclavage et de la colonisation, mais il condamne également ceux qui tout en étant de bonne volonté ont voulu imposer leur culture au détriment de celle tout aussi respectable des africains.

Cette semaine, Ségolène Royal était de passage à Dakar où elle est née lorsque sont père y était militaire de carrière. Elle qui n'est plus à une bourde près lorsqu'elle se trouve loin du pays a cru bon de demander pardon aux membre du Parti Socialiste Sénégalais pour les propos indigne tenus selon elle par Nicolas Sarkozy. Au passage, elle déforme cette petite phrase déjà extraite de son contexte qui devient "L'homme africain n'était pas entré dans l'histoire", le assez qui signifiait que l'Afrique s'était trouvé trop longtemps à l'écart des grands courant d'échange, et aujourd'hui à l'écart de la mondialisation qui amène des sommes considérables à être investies en Asie du Sud-Est : L'Afrique n'attire que 2% des investissements internationaux.

Ceux qui ne connaissent pas la réalité du Sénégal ne peuvent savoir que le Parti Socialiste Sénégalais s'est trouvé longtemps au pouvoir, et comme parti unique. Senghor a par ce parti excercé une véritable dictature qui a ruiné le pays et donné lieux à des détournements de fonds considérables. Le Parti Socialiste s'est en fait partagé le pouvoir avec les confréries religieuses que sont les Tidianes et surtout les Mourides; les caciques de l'UPS devenu le PSS détournaient en masse l'aide internationale et les confréries islamistes mettaient la main sur l'ensemble de l'économie "informelle" qui échappe à toute fiscalité (Bus, taxis, petit commerce).

Durant le règne de Senghor, son frère Adrien a semble-t-il été le champion national des détournements de fonds. Il était ministre de l'équipement et son pseudonyme était "Monsieur 10%" en relation avec le montant qu'il fallait lui mettre de coté pour tout achat de l'Etat Sénégalais.

Rappelons que comme pour beaucoup de pays africain, l'aide internationale représentait pour le Sénégal autour de 20% du PIB, et que sous la pression de divers bien-pensants ou pop-stars, la dette publique du Sénégal comme, celle d'autres états aussi corrompus que miséreux, a été annulée il y a peu. Cette annulation que certains ont cru considérée comme une exigence morale a surtout constitué une amnystie totale pour tous ceux qui avaient massivement détourné l'argent des sénégalais et l'aide occidentale.

Durant cette période qu'il serait bon de rappeler à tous ceux qui font preuve d'une coupable idolâtrie envers LS Senghor, rappelons que le président actuel, Abdoulaye Wade a régulièrement fait des séjours en prison pour le simple fait d'avoir voulu excercer ses droits d'opposant. A aucun moment Ablaye qui est un homme infiniment plus estimable que le triste guignol qui a siégé à l'académie française (occupée d'ailleurs par pas mal d'autres crétins se prétendant immortels), n'a eu recours à des procédés condamnables pour essayer de renverser le parti unique.
Mme Wade lors d'une interview a même évoqué une tentative d'assassinat explicite envers son mari par les hommes de Senghor.

Comme disait Pierre Desproges, on peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui.
Voici le discours consternant d'hypocrisie et de démagogie de Sainte Ségolène :
http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2009-04-08/document-le-discours-integral-de-royal-a-dakar/917/0/332931

 

 

 

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Bestfriend 14/04/2009 21:52

Voilà ce qu'en pense un vrai intellectuel de gauche :

UN POINT DE VUE DE JEAN DANIEL
Ségolène à Dakar
Ségolène Royal a sans doute cru devoir sauver l’honneur de la France en demandant pardon à ses hôtes africains sénégalais pour les propos tenus par Nicolas Sarkozy le 26 juillet 2007 à Dakar.
C’est un fait que le président de la République s’était laissé aller à quelque regrettable divertissement philosophique sur le handicap qui aurait été causé aux Africains par leur tardive entrée dans l’Histoire. La lecture de certains africanistes éminents (cf. Georges Balandier) aura probablement inspiré à Henri Guaino un besoin d’élever les débats. Or ce n’était ni la méthode ni le moment ni le lieu et l’on peut affirmer que le président de la République aurait pu nous dispenser de cette désarmante maladresse.
Mais Ségolène Royal eût été plus élégante, plus honnête et donc plus convaincante, en commençant par concéder que dans la première partie du discours de Nicolas Sarkozy, le colonialisme avait été condamné en des termes radicalement inédits. En voici quelques lignes : "Les Européens sont venus en Afrique en conquérants. Ils ont pris la terre de vos ancêtres. Ils ont banni les dieux, les langues, les croyances et les coutumes de vos pères […]. Ils n’ont pas vu la profondeur et la richesse africaines, ils ont cru qu’ils étaient supérieurs, qu’ils étaient plus avancés, qu’ils étaient le progrès, qu’ils étaient la civilisation."
Ségolène Royal aurait pu ainsi s’étonner qu’après une si stupéfiante audace Nicolas Sarkozy se soit exposé au risque de paraître sinon raciste, en tout cas imbu de la supériorité européenne.
Bien sûr, c’était assez bien joué, de la part de Ségolène Royal, de tronquer un texte et de l’interpréter comme elle l’a fait. Elle a d’ailleurs été applaudie par son auditoire africain, par tous les siens et par tous les opposants au chef de l’Etat. Mais c’est ainsi que l’on dégrade un débat.
J.D.

Bestfriend 09/04/2009 23:02

"Il affirmait que chaque Etat membre restait libre de sa participation. Il évoquait l’article cinq. Il avait raison sur le numéro de l’article et tort sur le fond. En fait nous ne parlions pas de la même chose, je crois. Lui voulait dire que chaque Etat reste maître de son engagement dans une opération extérieure. Dans ce cas il n’y pas d’automaticité de la participation. Cela est vrai. Mais par contre, et c’est ce point qui me paraît décisif, en cas d’agression contre un des membres de l’alliance, l’engagement de tous les autres est du. Cette clause est à l’article 5, en effet. Mais elle y est, bel et bien. L’astuce des débatteurs de droite et des atlantistes est toujours de mêler les deux questions pour enfumer leur adversaire"
Voilà les propos de Mélanchon cette semaine sur un plateau et sans contradicteur. C'est vraiment un menteur car dans les articles en question, même dans le cas d'une agression contre l'un des membres les pays ont une liberté d'appréciation de l'action à mener.
Ex: La guerre des Malouines suite à une agression de l'Argentine contre l'Angleterre, as-t-on vu des soldats allemands ou danois envoyés là-bas ??