Iran : L'Empire du mal démasqué !!!

Publié le par Le Monde de Bestfriend

Les pseudo-élections iraniennes ont surtout été l'occasion de constater à quel point nous avions affaire à un régime avec lequel il est pratiquement impossible de discuter ou de négocier. Un régime qui pourtant suscite encore tant de complaisance en occident et encore davantage dans des milieux qui osent se réclamer de "gauche".

Alors que le quidam moyen en occident consent à quelque sympathie envers les supporter du candidat Moussavi, il serait temps de rappeler quelques éléments cocasse sur cette parodie de démocratie.

En premier lieu, les candidats présents à ces élections ont du obtenir l'approbation des instances qui vérrouillent le pouvoir et qui par exemple lors d'élections législatives avaient été jusqu'à interdire au propre frère de l'Ayatollah Khatami de se présenter, pour manque de docillité envers le régime. Le pseudo- héros des démocrates iraniens, M. Moussavi n'est qu'un rejeton de la révolution islamiste, qui a déjà été premier ministre du régime à la fin des années 80, a laissé tout comme Khatami des dizaines de femmes être lapidées à mort sur de simples soupçons d'adultères, a financé le terrorisme international et le Hezbollah.
Mais on a pu trouver des proches d'Ahmadinejad capables affirmer que Moussavi était entouré de sionistes.

 

En second, lieu, il faut savoir que le président élu lors d'une telle pantalonnade n'a pratiquement aucun pouvoir en Iran. Il n'est que le N°3 du régime puisque le pouvoir absolu est détenu par le guide Suprème l'Ayatollah Khameneï, un vieux grigou obscurantiste et qui oblige les jeunes enfants à l'embrasser sur la bouche (photos sur www.iran-resist.org). On peut se demander si ce n'est pas lui qui décide finalement qui doit être président et par quel score il doit remporter un simulacre d'élections. En effet, il semble qu'il ait  à un moment décidé de mettre l'Ayatollah Khatami au pouvoir pour essayer d'amadouer le reste du monde, puis voyant les limites de cette politique, ait au contraire relancé le Jihad à travers l'un de ses fidèles les plus extrémistes, l'austère Ahmadinejad.

Lors de la première élection d'Ahmadinejad, les iraniens n'avaient déjà qu'un choix limité : Soit le maire de Téhéran Ahmadinejad (élu à cette fonction avec 13% de participation), soit Rafsanjani l'un des hommes les plus détestés des pauvres iraniens car corrompu au possible et ayant profité de la révolution islamiste pour accumuler la plus grande fortune du pays. Tout de même la victoire écrasante d'Ahmadinejad a surpris à l'époque (on peut noter qu'à Téhéran, l'abstention a atteint 60% au 2e tour) et au vu des évenements récents, on se demande si déjà la manipulation des urnes n'avaient pas été considérable.

 

Comble de l'hypocrise de ce régime, Rafsanjani, qui officiellement s'est pris une claque lors des élections présidentielle de 2005, ne recueillant déjà que 36% des voix au 2e tour n'est pas comme dans une démocratie normale l'une des figures de l'opposition. Non, il a par diverses manoeuvres accédé à la tête du "conseil des experts" et se trouve ainsi N°2 du régime (Les experts ont en plus le droit théorique de destituer non seulement Ahmadinejad mais également le vieux fou Khameneï, mais la réalité du pouvoir iranien échappe à toute logique).
Lors de des évenements, il n'est pas impossible que Rafsanjani prenne le pouvoir en se présentant comme un recours contre le chaos à venir.

Car on ne voit pas très bien comment le pays pourra continuer encore des années avec ce vrai dictateur qu'est Ahmadinejad. Un extremiste qui a lancé le pays dans la course à l'arme nucléaire alors que l'Iran se trouve dans une situation économique catastrophique avec une explosion de la pauvreté, et ceci bien avant la crise économique mondiale. Un extremiste qui n'aurait pour certains opposants recueilli que 15% des voix lors des premiers dépouillements, n'arrivant qu'en 3e position alors que Moussavi était proche d'une élection dès le 1er tour. Un extremiste dont les miliciens ont pris le contrôle des opérations de report des voix pour annoncer comme en 2005 un score "islamique" de 65% des nombreuses voix enregistrées, puisqu'on parle d'une participation de 140% dans certaines villes !!!! 

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Bestfriend 29/08/2009 15:25

Excellent commentaire que celui de Nicolas Sarkozy sur l'Iran.
"C'est le même régime qui prétend à la fois que son programme nucléaire est pacifique et que les élections présidentielles ont été parfaitement régulières".

Si Nicolas pouvait être aussi bien inspiré pour nous sortir de la crise sans endetter la France pour des générations (Le grand emprunt est comme un Pastis que l'on prendrait pour soigner une gueule de bois), le monde entier nous envierait d'avoir un président pareil (pour l'instant, ils envient surtout notre 1ere Dame).

Et puis, si cela pouvait inspirer Obama dont les problèmes sur le plan intérieur ne vont pas inciter à se remuer sur le plan international.