Crise Economique : Les mensonges des souverainistes.

Publié le par Bestfriend

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Qu'ils s'appellent Montebourg, Hamon, Marine Le Pen, Mélenchon, Chevenement, Dupont Aignan, Philippe Poutou, Nathalie Arthault et bien d'autres, ils sont tous pour débarrasser la France du capitalisme et de la mondialisation.

Toute crise économique est l'occasion pour les démagogues de se pavaner sur les plateaux des grands média pour donner la leçon aux gens qui sont aux commandes du pays, pour évoquer telle ou telle alternative qui souvent n'a jamais donné le moindre résultat dans le concrêt, ou alors parfois des tragédies déjà oubliées.

  Bien entendu, tous les penseurs de gauche vont nous dire qu'il s'agit d'une crise du capitalisme; parfois même que c'est tout simplement la fin d'un système qui a appauvri les plus faibles et qui finalement envoie tout le monde dans le mur. Il est vrai qu'une partie du fonctionnement du capitalisme repose sur la confiance, sur l'endettement et sur la spéculation. Lorsque l'endettement des différents acteurs de l'économie atteint des niveaux tels qu'ils sont en situation de ne plus rien rembourser, il est clair que l'on entre dans une phase de crise assez douloureuse. Par ailleurs lorsque les mouvements de capitaux liés à la spéculations représentent 10 fois les mouvements de l'économie réelle, on peut se demander si le monde économique ne marche pas sur la tête.

TableauGrece

Le déficit grec est considérable depuis des années. Même en période faste, il s'est maintenu à un niveau irresponsable puis a bondi à la faveur de la crise pour rendre le pays insolvable. On ne dit pas clairement dans les média que pour l'instant l'Etat Grec dépense toujours plus que ses recettes, même en mettant de coté tous les aspects financiers !!!!

Mais en fait, la financiarisation de l'économie qui s'est accéleré à la fin des années 90 n'est pas seulement le fait des capitalistes. En fait, non seulement les ménages, mais aussi les états occidentaux y ont eu recours pour espérer contourner leur perte de compétitivité dans l'économie réelle et pour continuer à maintenir, voire accroitre artificiellement leur pouvoir d'achat. Ce qui est vrai pour les ménages américains qui grâce au crédit facile, à un endettement atteignant des niveau himalyesques ont pu s'acheter des villas somptueuses, plusieurs voitures voraces en énergie ect... l'est tout autant pour les états européens qui ont acheté la paix sociale en baissant l'age de départ à la retraite, alors que l'espérence de vie augmentait régulièrement, en abaissant la durée légale du travail, en augmentant le nombre de jours de congés, en augmentant tous les niveaux d'indemnisation de la sécurité sociale, et également en augmentant le nombre de fonctionnaires au point qu'en France, entre 1997 et 2007, la masse salariale du secteur public a augmenté 2 fois plus vite que celle du secteur privé. Sa hausse était encore de 3,6% en 2007 alors que François Fillon à peine arrivé à Matignon évoquait déjà un pays proche de la faillite !!!

Coutfonctionnariat

 

Les salariés français sont pratiquement les plus chers du monde, 20% de plus que leur homologues allemands. Notamment parce qu' à travers les charges indéxés sur les salaires,ils doivent financer la hausse continue et irresponsable de la masse salariale du secteur public. Jusqu'en 2011, celle-ci a augmenté chaque année au moins 2 fois plus vite que celle du secteur concurrentiel.

En clair, l'endettement a augmenté considérablement mais surtout sans contrepartie en acquisition ou en création d'actifs réels (sinon une hausse de la valeurs des biens immobiliers jusqu'à l'éclatement de la bulle). C'est bien cet endettement excessif qui a mis l'économie occidentale sous la dépendance des marchés financiers et les a rendu omnipotents.Par ailleurs, tant les pays libéraux anglo-saxon que les pays du sud de l'Europe ont laissé leurs industries perdre en compétitivité, fermer ou se délocaliser. Les premiers pensaient qu'ils pouvaient se contenter de garder les sièges sociaux rappatriant les bénéfices des filiales éparpillées dans le monde entier, également au fait que l'industrie financière où ils étaient les leaders pouvait prendre le relais de la disparition des usines. Les autres souvent gouvernés par des socialistes ou avec un fort pouvoir de nuisance du fonctionnariat sur les gouvernements de droite ont fait une véritable fuite en avant vers toujours plus d'état, de dépenses publiques, de taxes diverses, de déficit budgétaire et d'endettement.

Evolution Salaire et Dividendes

Tableau présent sur le site de la CGT  illustrant la propagande mensongère sur l'évolution des profits par rapport aux salaires. Notez que le tableau démarre en pleine crise économique (2e choc pétrolier) et se termine juste avant celle des subprimes et du surendettement. Notons que durant cette période, le pouvoir d'achat des salariés français a doublé. Même pour le Nouvel Observateur proche du PS, ce ratio est en fait inchangé sur 50 ans, les salaires restant très constants d'une année sur l'autre alors que le niveau des profit est très volatile.

Dans des deux cas, on a laissé l'endettement des ménages, des collectivités locales, des états atteindre des niveaux inédits dans l'histoire, ceci étant facilité par des taux d'intérêt très faibles. Dans les deux cas, il y a eu croissance de la consommation et du niveau de vie dont les populations se sont à peine rendu compte, mais qui fait que le pouvoir d'achat a plus que doublé durant ces "30 honteuses". Une hausse du niveau de vie dont ils n'ont même pas conscience et qu'il conviendrait parfois de rappeler avant d'évoquer un échec du système capitaliste.

  Les pays qui s'en sortent le mieux aujourd'hui ne sont pas tombés dans ces travers. Ils sont parfois dans la zone Euro, parfois en dehors. Leur économie n'est pas plus protégée que la notre de la concurrence internationale, pas plus protégée de la spéculation des Hedge Funds ou des grandes banques d'affaires sournoises qui parait-il peuvent ruiner des pays pour enrichir un peu plus leurs actionnaires et leurs traders. Ce qui est clair, c'est que dans ces pays, ni les états ni les populations n'ont la folie des grandeurs; elles n'ont pas davantage la tendance à zapper un gouvernement dès que celui-ci demande des efforts pour s'adapter à des difficultés économiques; pas davantage du coté des fonctionnaires à paralyser le pays pour maintenir des avantages qui n'ont souvent plus lieu d'être comme des retraites ne tenant pas compte de la hausse considérable de l'espérance de vie.

  preiri

En clair, les pays scandinaves, l'Allemagne, le Benelux, l'Autriche n'ont pas perdu en compétitivité ces 10 dernières années tout en maintenant un niveau de vie très élevé et ont un taux de chomage faible, des ratios d'endettement des ménage et des collectivités raisonnables, une qualité de vie parmi les meilleures du monde, des services d'éducation également cités en exemple. Mais même dans les pays en crise, on peut constater que des régions entières s'en sortent très bien et s'en sortiraient encore mieux si elles n'avaient pas à supporter par la fiscalité les déficiences d'autres entités : C'est par exemple le cas de l'Italie du Nord qui devancerait l'Allemagne dans sa capacité d'exportation par rapport au nombre d'habitant et où le chomage est parfois inférieur à 5% de la population active, alors qu'il faut supporter une fiscalité très lourde destinée à financer la gabgie du Sud de la péninsule.

  Par ailleurs, lorsque l'on parle en Europe d'une crise du capitalisme, cela doit faire se rouler par terre des centaines de milions d'asiatiques qui ont vu leur niveau de vie progresser considérablement en 20 ou 30 ans !! Je me rappelle qu'il y a 20 ans, les économistes de gauche accusaient déjà la mondialisation de paupériser l'ensemble des travailleurs car elle n'améliorait pas le pouvoir d'achat dans les pays où les usines étaient délocalisées. Ils affirmaient également que ces système inique ne créait pas de demande intérieure dans ces pays qui étaient condamnés à exporter au prix de conditions de travail à jamais épouvantables. Cette thèse comme bien d'autres a été totalement mise en pièce par la réalité car non seulement beaucoup de Chinois (après les Coréens, les Taïwanais, les Japonais) sont une forte proportion à être sortis de la misère, mais en plus, leur pouvoir d'achat fait qu'ils sont de gros importateurs de produits, quand ceux-ci valent bien leur prix. Les exportations françaises vers la Chine ont augmenté de 39% en 2011 mais sont encore 3,5 fois plus faibles que les exportations allemandes vers ce même pays; et qui peut penser que ces produits allemands sont de la camelote pour des consommateurs pauvres ...

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Ces chiffres sont à méditer pour ceux qui promettent des lendemains qui chantent grâce à la solution "miracle" du protectionnisme. Ce n'est pas comme cela que l'on va réussir à relancer notre industrie, et c'est une fois de plus un moyen qui fait intervenir l'Etat dans l'économie comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Bonjour la gestion administrative de taxes à l'importation suivant les pays, suivant le type de produits qui parfois toucheront des produits indispensables à notre industrie et qui de toutes façons n'auraient pas pu être fabriqués en France !!! Il ne s'agira ni plus ni moins qu'une nouvelle ligne Maginot, en retard d'une guerre qui contribuera davantage à marginaliser notre industrie qu'à lui permettre de se battre correctement. D'autant plus que les vrais problèmes que sont le coût du travail qui est pratiquement en France le plus élevé du monde à cause de charges ubuesques, la complexité de toutes nos réglementations, que ce soit le droit du travail, le droit fiscal, les multiples réglementation inhérentes à chaque profession n'auront en rien été résolus !!!

Shanghai

En 25 ans, le niveau de vie des chinois a progressé plus vite que celui des français en un siècle. Et cette évolution ne concerne pas seulement une élite mais une grande part de la population chinoise dont le taux d'équipement se rapproche des pays occidentaux.

Il est regrettable que lors de l'élection présidentielle à venir, il n'y ait aucun candidat dont le programme tend à libérer davantage notre économie, sous la coupe d'un Etat hypertrophié, ruineux et souvent défaillant. On a comme alternative à Sarkozy, Hollande et Bayrou dont les programmes sont finalement assez proches, un mouvement finalement assez homogène que l'on pourrait qualifier de national-bolchevique pronant exactement tout le contraire de ce qu'il faudrait pour le pays. En effet, Mélenchon, Le Pen, Dupont-Aignant, le NPA, Lutte ouvrière et même une partie du PS prétendent en commun que le salut passe par la destruction du système capitaliste, le non-respect des accord régissant notre présence dans la zone Euro, la mise en place de taxes à l'importation de manière unilatérale, la renationalisation de plusieurs grandes entreprises (même le FN veut renationaliser EDF, avec quel argent ?), l'aventurisme en matière budgétaire en faisant des promesses impossibles à financer et pour couronner le tout la sortie de l'OTAN pour se rapprocher du Vénézuela de Chavez (donc de ses amis barbus et moustachus). Heureusement qu'ils sont assez stupides pour se présenter les uns contre les autres, car sinon, leur candidat arriverait largement en tête au 1er tour !

 nationalbolchos

Les Superdupont français reprennent le drapeau du Parti National Bolchevique cher à Limonov. Des intellectuels français comme Alain Soral illustrent cette fusion entre les idées du Front National et celles des néo-bolchéviques. Heil Staline ???

Déjà, au lieu de penser à changer de président, et à refaire le monde, il faudrait que les français se rendent compte que c'est d'abord eux-mêmes qui doivent changer. S'ils ne veulent pas que leur pays devienne une nouvelle RDA !

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Bestfriend 23/03/2012 22:50

Par le même système, l'Allemagne emprunte à moins de 2%, donc ce n'est pas le problème et puis les Allemand savent très bien que les nazis sont arrivés suite à une hyperinflation inarrêtable. Et
puis c'est normal de payer 20% de taux d'intérêt quand on n'en rembourse pas la moitié et les problèmes de la Grèce ne viennent pas de là car l'économie de la Grèce n'a toujours pas remboursé le
moindre centime à ses créanciers et continue de nécessiter des perfusions pour petit à petit réduire ses déficits.

demi-mot 20/03/2012 09:52

Je ne vois pas en quoi l'Europe a permis à la Grèce de s'endetter à moindre frais dans la mesure où les traités européens interdisent à la BCE de prêter de l'argent directement aux Etats. A cause
de ce dogmatisme libéral imposé par les conservateurs allemands au pouvoir, la Grèce a donc été obligée d'emprunter sur les marchés financiers à des taux d'intérêts insupportables, ce qui a
précipité sa chute.
Je veux bien admettre que l'on ne doit pas dépenser plus que ce qu'on a, mais quand un pays affiche une récession de 7% (donc des recettes publiques moindres) et un chômage de 20% (donc des
allocations chômage plus importantes), il est impossible de ne pas faire de déficit.
D'ailleurs, l'austérité budgétaire à laquelle la Grèce est soumise est un boulet de plus à la sortie de crise car elle empêche le pays de retrouver la croissance qui est la seule variable
d'ajustement efficace pour réduire sa dette.
Au lieu de tuer le peuple grec à la rigueur, l'Europe ferait mieux de modifier ses traités pour doper la croissance des Etats et les autoriser à se financer directement à la BCE. Ainsi, la crise
serait assurément moins douloureuse pour les peuples européens.

Bestfriend 19/03/2012 23:25

Effectivement, la fraude fiscale fait beaucoup de dégats non seulement par le manque à gagner mais aussi par l'injustice qu'elle crée. Mais, tant que l'on n'a pas trouvé le moyen de la réduire,
l'Etat ne doit en rien dépenser l'argent qu'il n'a pas. D'ailleurs, l'Europe leur a permis de s'endetter à moindre frais et sans cette Europe libérale dont vous parlez, les grecs auraient du faire
la même diète budgétaire, mais celle-ci aurait déjà commencé depuis au moins 5 ans.

demi-mot 15/03/2012 10:56

Le déficit structurel grec est en grande partie du à la fraude fiscale qui n'a jamais été combattue. C'est ce laxisme fiscal qui a ruiné ce pays et non son train de vie social soi-disant trop
dépensier.
La Grèce ne s'en sortira donc ni en pratiquant l'austérité ultra-libérale ni en creusant le sol pour trouver du pétrole, mais plutôt en allant chercher l'argent là où il est est, c'est-à-dire dans
la poche de ceux qui bénéficient de gros revenus et qui fraudent le FISC grec depuis des années, que ce soit les entreprises ou les particuliers.
Mais il est toujours plus facile de s'en prendre aux pauvres lorsqu'on doit résoudre une crise et c'est la solution qui a été imposée au grecs par le couple Merkozy, sous peine de bannissement
synonyme de souffrance encore plus terrible pour le peuple grec.
Le récent répit accordé par les européens à l'Espagne concernant son dérapage budgétaire est pour moi un aveu d'échec de la part de l'Europe libérale qui voit bien que l'austérité imposée à la
Grèce a fait plus de mal que de bien.

Bestfriend 14/03/2012 22:52

Le problème de votre discours, c'est que les pays scandinaves sont gouvernés par des libéraux, et que la Grèce et l'Espagne se sont effrondrées alors qu'elles étaient gouvernées par des
socialistes, et on se demande où est la politique ultra-libérale dont vous parlez. Mon tableau est clair dans l'article avec un décalage depuis des années en Grèce entre les recettes de l'Etat et
ses dépenses, la crise mondiale n'étant en fait qu'un déclencheur par rapport à une situation qui devait de toute manière ne pas durer. Si nous n'avions pas aidé la Grèce en divisant pratiquement
la dette par 2, en forçant les créanciers privés à s'asseoir sur une partie de cette dette et de continuer à prêter, où est-ce que le gouvernement grec aurait trouvé les moyens de payer ses
fonctionnaires, les allocations ?? En creusant dans le sol pour y trouver du pétrole ??