Partager l'article ! KARACHI : La justice devient Poutiniste !!!: On a pu noter comment en Russie et en Ukraine, les nouveaux despotes que sont Poutine et Ianoukovich ...
On a pu noter comment en Russie et en Ukraine, les nouveaux despotes que sont Poutine et Ianoukovicht, instrumentalisent la justice pour éliminer au moins politiquement leurs opposants. De nombreux escrocs et mafieux en Russie ont amassé des fortunes considérables, et la plupart n'ont pas été inquiétés car proches du pouvoir (Déripaska, Menilchenko). Par contre, cela fait bientôt 10 ans que Khodoroski vit en prison pour de prétendues malversations fiscales mais surtout pour avoir financé des média hostiles au pouvoir faussement démocratique de Moscou. De même en Ukraine, Ioulia Timochenko est victime d'un procès stalinien qui vise clairement à la détruire, alors que les accusations de tractations illégales avec la Russie semblent très douteuses.
Khodorovski purge de lourdes peines de prison liées à des accusations fumeuses de fraude fiscale alors qu'un mafieux comme Deripaska qui aurait bâti sa fortune à coup d'assassinats de concurrents, fait partie de l'entourage proche de Poutine.
Arrivera-t-on à une situation comparable en France où la justice semble de plus en plus confisquée par un corps néo-soviétique, jaloux de son pouvoir, méprisant tout comme notre intelligentsia les systèmes judiciaires d'autres pays comme les Etats-Unis où parait-il les juges ou les procureurs doivent leur place à "d'infames scrutins démocratiques" (à en juger par les propos envers le procureur Vance durant l'affaire DSK).
La question peut se poser au regard du traitement de certaines affaires concernant plus ou moins un Président de la République surtout coupable d'avoir été un très populaire ministre de l'intérieur (donc des flics, haïs par les juges), d'avoir voulu profondément réformer une justice française schlérosée et minée par un corporatisme fanatique (suppression du juge d'instruction suite à l'affaire d'Outreau, nouvelle carte des juridictions) et d'avoir souhaité que les juges aient parfois des comptes à rendre lorsqu'ils relâchent un criminel qui récidive dans les semaines suivantes.
Il est évident que Nicolas Sarkozy et le juge Van Ruymbecke ne font pas partie du même monde.
Pour ceux qui ont suivi l'affaire Clearstream, on peut déjà s'étonner de l'absence de condamnation d'un Dominique De Villepin dont on a bien relevé qu'il a laissé en connaissance de cause des informations ouvertement calomieuses pour Nicolas Sarkozy se propager Les juges ont estimé qu'il n'appartenait pas à la justice de condamner un comportement certes déloyal envers un personnage du même gouvernement, mais que l'on pouvait considérer comme inhérent aux joutes politiques. Pourquoi pas ? Mais cette mansuétude est étonnante au regard des condamnations extrèmement lourdes (plusieurs années de prison ferme) qui ont été prononcées envers J.L.Gergorin et I.Lahoud.
Gergorin et son comparse ont pris un max lors du procès Clearstream. Chirac et De Villepin ont bénéficié d'une curieuse complaisance malgré la conclusion des juges qu'ils ont bien laissé la calomnie envers N.Sarkozy se propager, et en sachant qu'elle était basée sur des faux listings.
Sur cette affaire Karachi qui fait couler beaucoup d'encre depuis 10 ans, on constate les mêmes errements que sur Clearstream dans les méthodes d'enquête, et à des évolutions qui font que l'on s'éloigne tout autant du fait essentiel qui pour la première était le blanchiment d'argent, et qui pour la deuxième est l'assassinat de 14 personnes dont 11 français par une action qu'il ressemble en tous points à un acte terroriste : On prétend que le juge Bruguière a conclu un peu vite qu'un des corps retrouvé était celui du terroriste kamikaze, mais on n'a pas trouvé non plus de système de déclenchement à distance. Le mélange des informations est curieux entre des faits qui n'ont rien à voir, et tout cela avec au centre le même juge que lors de l'affaire Clearstream : M.Van Ruymbecke dont l'Inspection Générale des Service Judiciaire a considéré lors de l'affaire précédente qu'il s'était rendu coupable d"« un manquement aux devoirs de son état de magistrat et de son devoir de loyauté » .
Nicolas Sarkozy avait un rôle médiatique important dans l'entourage d'Edouard Balladur, mais ses responsabilités l'étaient beaucoup moins au sein du gouvernement. Il n'a pas eu non plus la responsabilité du financement de la campagne.
Quand on prend du recul par rapport à l'aspect médiatique de l'affaire Karachi, les mêmes manquements apparaissent tellement on va loin dans les interpellations, les gardes à vue sur des éléments tout à fait annexes par rapport au fait criminel, et on peut se demander si la justice ne devient pas un instrument politique au mains de gens qui n'ont en fait jamais eu à se soumettre au scrutin électoral, et qui on l'a vu parfois, n'ont aucun respect pour lui.
D'une part, il y a le mélange d'une affaire de financement politique avec un attentat terroriste qui n'a presque à coup sûr aucun rapport : S'il y a eu paiement de rétro-commissions destinées à la campagne d'Edouard Balladur, c'est par un circuit totalement différent de celui des commissions versées aux intermédiaires pakistanais, et elles parfaitement légales. Lorsque Jacques Chirac et Dominique De Villepin ont décidé arrêter de verser ces commissions (légales) aux pakistanais, et alors qu'une grande partie des versements avaient déjà été effectués, ils ont pu susciter quelques mécontements. Mais comment cela peut-il constituer le mobile d'un attentat, ourdi par les services secrêts et assassinant 11 occidentaux, peut-être par le biais d'un kamikaze (on n'en plus sûr qu'il y en ait eu eu, mais pas sûr du contraire non plus) ??
Le circuit présumé des rétro-commissions n'avaient en fait pas grand chose à voir avec celui des commissions légales versées aux intermédiaires pakistanais. Même en admettant qu'il y ai eu action criminelle en représaille de la part des services secrêts pakistanais (qui aurait bien davantage été motivés par nos ventes d'armes à l'Inde peu de temps avant l'attentat), il n'y a pas de lien de cause à effet avec d'éventuelles rétrocommissions versées notamment à Ziak Takiédine.
Si effectivement, cette hypothèse assez tirée par les cheveux était vraiment une piste sérieuse, pourquoi ni le juge, ni les prétendus journalistes n'investigations ne vont-ils pas à la recherche des responsables d'un tel crime !!. Pourquoi ne se tourne-t-on pas vers le Pakistan pour savoir quels sont ces proches du pouvoir, n'ayant donc aucun rapport avec Al Qaida qui auraient commandité l'assassinat de nos compatriotes???
On dirait que cette recherche qui vu la gravité des faits semblerait si essentielle, intéresse beaucoup moins ces personnes que le fait de pouvoir sur le plan judiciaire, et surtout sur le plan médiatique, associer Nicolas Sarkozy à une sale affaire!!!
Pourquoi cet avocat Olivier Morice, mandaté par les familles des victimes n'a en rien avancé sur l'identification des responsables du crime et se contente de s'exposer médiatiquement tout comme cela devient habituel dans cette profession ?
Olivier Morice a sans doute plus intérêt que les familles qu'il représentent à concentrer son action sur un volet politique annexe que sur le fond du dossier qui est bien l'assassinat de 11 français par un attentat sans doute kamikaze.
Un palier a encore été franchi aujourd'hui avec une nouvelle Une de Libération titrant sur cette affaire "Sarkozy savait". Effectivement, il est fort probable que le ministre du budget ait pu donner son accord en 1994 pour la création d'une société chargée de verser les commissions aux intermédiaires pakistanais, tout comme il avait pu quelques mois plus tôt emettre un avis défavorable sur ce contrat (ce que les média oublient souvent de rappeler). Mais comme le fait remarquer Christophe Barbier de l'Express, cette Une est un faux scoop puisque Libé ne fait allusion qu'à des paiement de commissions totalement légales sans doute prévus dès le début de la négociation par le gouvernement socialiste. Comment peut-on en déduire que ce même circuit aurait été utilisé pour des paiement supplémentaires illégaux, destinés au financement politique ? Libération n'était mué sous l'impulsion de Laurent Joffrin en tract politique, cela devient un Dazibao digne de la période Maoïste !!!
Le corps judiciaire s'insurge contre la moindre réforme qui cherche à rationnaliser le fonctionnement d'une justice déjà bien mal en point avant l'arrivée de N.Sarkozy.(Rappelons, que pour la première fois depuis des lustres, le budget de la justice a été sensiblement augmenté). Ces gesticulations doivent bien faire sourire les groupes terroristes.
On a vu certains de nos intellectuels s'offusquer du traitement médiatique en France de l'affaire DSK, tout comme ils ont condamné l'intransigeance d'une justice américaine très indépendante lors des premieres auditions. Il est vrai que le sexe fait vendre et que l'affaire aurait certainement eu le même retentissement si le prévenu avait été membre de l'UMP. Mais pourquoi tous ces bien-pensants qui ont fait les dégoutés à ce moment là, ne s'offusquent pas bien davantage de voir à quel point on a instrumentalisé la douleur des familles de victimes d'un attentat pour se venger de Nicolas Sarkozy. Un Nicolas Sarkozy coupable d'avoir osé demander des comptes à une justice qui ne souhaitait plus oeuvrer au nom du peuple français mais uniquement au nom des intérêts corporatistes.
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