Partager l'article ! L'Ordre "bienpensant" régne sur les média !!: Natacha Polony a la langue bien pendue, mais le nouveau duo est tout de même bien con ...
Natacha Polony a la langue bien pendue, mais le nouveau duo est tout de même bien conformiste..
L'émission de Laurent Ruquier la semaine dernière était une parfaite illustration de la dictature des bienpensants dans le monde des média; une bienpensance qui en fait n'est qu'une posture très confortable prise par les élites prétendument intellectuelles qui vivent du commentaire des actes d'autrui (journalisme, animation télé ou radio) ou encore d'une mise en scène prétendant refaire l'histoire (cinéma, romans, essais).
Le contraste m'a paru absolument édifiant entre d'une part le véritable tribunal auquel a eu droit Bernard Henri Levy au sujet de son engagement auprès des insurgés libyens, puis d'autre part la complaisance stupéfiante dont a bénéficié Mathieu Kassovitz pour sa fiction cinématographique mettant en scène les gentils mélanésiens contre les méchants politiciens français.
BHL a du constamment se justifier d'avoir contribué sur le terrain à la chute d'une dictature sanguinaire.
La bienpensance en effet, fait systématiquement le procès de l'occident, que celui-ci soit confronté au terrorisme, aux pires dictateurs ou aux pires sectes religieuses. Il apparaît branché, classieux, rebelle de se poser en procureur de toutes les actions entreprises pour soit renvoyer dos à dos politiciens intransigeants et terroristes, interventionnistes et dictateurs, pour concentrer uniquement les attaques sur les premiers et affublés les seconds d'un statut de victime parfois au moyen de la théorie du complot (Ex: 11 Septembre 2001, sur lequel bien entendu, Mathieu Kassovitz prétend qu'il y a mensonge d'Etat ect...).
Au moins BHL ne refait pas le monde au café de Flore, mais s'est constamment confronté aux zones de conflit.
Et le problème encore une fois des émissions du service public est le manque de plus en plus flagrant de pluralisme. Au moins lorsque le souverainiste anti-libéral et très droitier Eric Zemmour se trouvait associé au socialiste Eric Naulleau, il ne se génait pas pour étriller les proches de Sarkozy mais aurait certainement eu une atttitude bien moins mollassonne que celle Natacha Polony envers l'un des pires représentants de l'aristocratie du show-business (Le père de Mathieu Kassovitz était déjà un grand businessman du Cinéma). Le nouveau duo du talk-show le plus médiatisé du PAF est clairement bien plus à gauche que le précédent, Audrey Pulvar étant elle aussi clairement plus conformiste qu'Eric Naulleau (Et on est gentil de ne pas insister sur la couleur politique de l'homme qui partage sa vie).
Sarkozy et Cameron ont été chaleusement acclamés par une bonne partie des Lybiens. Certains s'en indignent.
L'intervention occidentale en Libye a été un succès, et prétendre le contraire me semble relever d'une profonde malhonnêté intellectuelle, d'une véritable ignorance historique car si on fait le procès de cette engagement, il ne restera plus beaucoup de personnages à épargner dans les manuels scolaires. L'engagement s'est résumé à un support aérien de l'armée des résistants Lybiens et la victoire s'est finalement dessinée assez rapidement, alors qu'un an auparavant personne n'aurait parié sur la chute d'un régime dictatorial en place depuis 40 ans et bénéficiant d'une manne pétrolière confortable. Comme dans tous les conflits, il y a eu des drames, des erreurs dans certains bombardements, et puis cette élimination peu ragoutante du dictateur par une faction de révolutionnaires.Bernard Henri Levy même si son attitude Don Quichottesque, la fortune héritée de son père, sa femme trop parfaite pour ne pas avoir été refaite, son verbe chatié peuvent susciter parfois l'agacement me semble infiniment plus respectable que tous ces intellos qui se prétendent des justiciers planétaires alors qu'ils se sont toujours contentés de postures très confortables, non seulement pour leur petite santé, mais également pour leur image médiatique.
Le drapeau français en bonne place aux coté de celui des tombeurs de la dictature. Certains préferaient certainement le voir piétiné par des foules fanatisées par des dictateurs ou des religieux obscurantistes.
BHL était dans l'action, vu qu'il s'est bien rendu sur place, alors que les insurgés n'avaient la maîtrise que d'une toute petite parcelle du territoire Libyen, soumise aux bombardements d'une armée officielle bien équipée. Il a cru très tôt en la fin du régime sanguinaire de Tripoli alors qu'au moindre recul ou contre-temps d'autres vous disaient au comptoir ou sur les plateaux douillets de télévision qu'on s'était fourvoyés en aidant des guignols illégitimes. Qu'a-t-on entendu comme sornettes non seulement de la part des soutiens de longue date des dictateurs occidentophobes tel Michel Collon, mais également d'une bonne partie de notre intelligentsia !!! Et maintenant, alors que la cause est entendue, on s'en prend guère aux lâches, aux tartuffes de la démocratie mais à un BHL dont on peut au moins reconnaître qu'il a su accepter la critique, même quand celle-ci semble fort déplacée.
Par ailleurs, il me semble insupportable pour dévaloriser le succès politique de Nicolas Sarkozy, que de rappeler la visite du dictateur Libyen à Paris sans évoquer même du bout des lèvres que celle-ci était liée à un deal très sarkozien, peut-être discutable sur la libération des infirmières bulgares, un moment condamnées à mort par le régime. Suite à la chute de Tripoli, ait écouté des dizaines de fois des rappels de cet épisode cocasse de la part de gens très satisfaits d'eux-mêmes mais qui auraient bien laissé ces femmes, les lybiens à leur triste sort, tout comme les femmes afghanes, les enfants bosniaques ou soudanais.
Ohlalà. Bonjour les grands mots, et l'attitude sentencieuse du grand défenseur de la morale à 3 milions de dollars.
En grand professionnel de l'emfumage médiatique, Mathieu Kassovitz a pris soin de s'assurer du soutien sur le plateau des remplaçantes des 2 Zéric, de l'homme héroïque qu'il incarne sur le grand écran. Philippe Legorju est effectivement le chef du GIGN envoyé en Nouvelle Calédonie pour négocier avec des preneurs d'otages, menaçant la la vie des 27 gendarmes après en avoir assassiné 4 lors de l'assault par surprise de la gendarmerie de l'Ile d'Ouvea.
Philippe Legorju choisi par Mitterand et plus tard responsable d'une florissante entreprise assurant la sécurité de personnalités de gauche, a milité à gauche voir a l'extrème-gauche (il reconnait dans son livre). Il apparaît dans le montage cinématographique comme le héros porteur des valeurs morales face au gouvernement Chirac (Que ce blog a souvent copieusement démonté) qui ne pense qu'à exploiter politiquement l'affaire pour espérer gagner l'élection présidentielle.
Legorju a du démissionner du GIGN mais s'est reconverti avec succès dans la sécurité des personnalités de gauche.
En fait, cela ressemble beaucoup aux films américains récents où on voit Léornardo Di Caprio ou Georges Clooney seuls face aux immondes politiciens dont la caricature est tellement grossière qu'elle fait penser à celle des soldats allemands dans les films franchouillards de l'après-guerre; au moins ces derniers avaient pour but de faire rire alors que nos cinéastes actuels se prennent très très au sérieux, bien plus encore que BHL. Mais, arrivés à un certain statut, les star du 7e art deviennent des icones presque inattaquables.
http://mediabenews.wordpress.com/2011/11/14/ouvea-les-mensonges-de-kassovitz/
Car le problème d'un tel film, c'est bien la molesse de la critique envers une vision très lourdingue du combat entre le bon sauvage (qu'on n'a finalement jamais trouvé depuis Rousseau, Bougainville) contre le méchant occidental (manichéisme encore flagrant dans "Avatar" de J.Cameron). Car n'oublions pas que l'on a souvent reproché au cinéma sa puissance émotionnelle et sa capacité à manipuler les opinions; on reprochait au cinéma américain il y a quelques années d'être un instrument idéologique contre le communisme, mais on entend peu d'intellectuels disserter sur la grossière surexploitation de clichés occidentophobes destinés à un public mondialisé.
Les journalistes auraient pu notamment commenter les propos du héros dans le film qui déclare "Ce sont juste des pauvres types qui se sont mis dans la m....". C'est consternant. L'attaque a été clairement préméditée et ce sont plus de 40 hommes armés qui ont attaqué la caserne; si il y a des personnes dans la mouise, avant les terroristes, ce sont déjà les familles des gendarmes dont certaines vivent sur cette même île d'Ouvea. Idem sur cette équipe de télévision qui n'aurait dans les conditions négociées par Legorju été qu'un instrument de propagande pour les preneurs d'otages si elle s'était trouvé dans la grotte sous la menace des armes (Comment faire un vrai travail de journalisme dans ces conditions ??).
De plus, on aurait pu rappeler qu'un an plus tôt un reférendum sur l'avenir de la Nouvelle Calédonie avait été effectué, boycotté par le FLNKS avait été organisé, et que la participation avait été de 59%, et les votes casi-unanimes en faveur du maintien de la Nouvelle Calédonie dans la République Française.
Scène du film. C'est sûr que la croisette est plus "cool" que la réalité du terrain pour un aristocrate médiatique.
Mais surtout, un élément très important liant l'intervention de BHL à celle de Mathieu Kassovitz a été "oublié" ce soir là, soit par une ignorance coupable, car ai trouvé assez rapidement des éléments clairs et précis, soit par volonté de dissimulation: En effet, il est important de rappeler que le FLNKS a reçu les années précédents l'affaire d'Ouvea un soutien assez considérable du régime de Mouamar Kadhafi puisque celui-ci a non seulement organisé une conférence à Tripoli pour rallier divers peuples en lutte contre la présence française en Calédonie (conférence de Tripoli en 1986), que de nombreux militants canaques ont été formés à la guerilla ou au terrorisme dans les camps Libyens, et que financièrement, on parle de plus de 3 milions de dollars remis aux leaders du FLNKS. Effectivement, on découvre chaque jour (également avec le procès Carlos) à quel point il était bon, ce Colonel Kadhafi !!
Eloi Machoro, l'un des leader du FLNKS. Abattu alors qu'il prenait d'assault une ferme de paysans français, Renaud dira dans une chanson "Les salauds qui ont eu sa peau". Machoro a été formé à la guerilla et au terrorisme dans les camps de Kadhafi (2 séjours avec 20 militants dont l'un a duré 1 mois) donc question "salauds", certains feraient bien de balayer devant leur porte.
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